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-A-

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Aï: Harmonie, rencontre.

 

Aï gamae: Garde égale.

 

Ai hanmi katate dori: La main droite saisit le poignet droit ou la main gauche saisit le poignet gauche (ai = homologue/ hanmi = côté, sens / katate = poignet / dori = saisie, prise)

  • Aihanmi katate dori ikkyo
    • forme en omote :
    • 1 - se placer en garde migi ai hanmi
    • 2 - Lorsque uke saisit le poignet droit de tori avec sa main droite, tori utilise immédiatement sa main-sabre.
    • 3 - Tori ouvre vers la droite, en gardant la main-sabre droite devant son centre, et tient le coude droit de uke avec sa main gauche.
    • 4 - Tori avance le pied droit d'un grand pas, saisit le poignet et le coude de uke, et coupe vers le bas en exécutant un grand arc de cercle.
    • 5 - La coupe de tori lui permet d'amener uke jusqu'au sol. Il descend le genou gauche sur le sol puis se pose sur les deux genoux pour contrôler uke comme indiqué, maintenant le poignet de uke, bras tendu et le genou gauche contre les côtes.
  • Aihanmi katate dori nikyo
  • Aihanmi katate dori sankyo
  • Aihanmi katate dori yonkyo
  • Aihanmi katate dori iriminage
  • Aihanmi katate dori kotegaeshi (retournement du poignet)
  • Aihanmi katate dori shiho nage (projection dans les quatre directions)
  • Aihanmi katate dori udekimenage
  • Aihanmi katate dori koshinage
  • Aihanmi katate dori sumi otoshi
  • Aihanmi katate dori kokyu nage (projection par le souffle)

 

Aiki otoshi: Projection en saisant les jambes par l'arrière, littéralement "chute aïki".

 

Aïkikai: L'Aïkikai Foundation est une organisation créée en 1940 par Kisshomaru Ueshiba (deuxième fils de Ô Sensei Moriheï UESHIBA) avec l'appui de son père pour promouvoir le développement de l'Aïkido. Le dojo central de l'Aïkikai est le Hombu Dojo situé à Tokyo. Aikikai est également le terme utilisé pour désigner le style d'Aïkido initié par Kisshomaru Ueshiba. Il s'agit de l'Aïkido de loin le plus répandu. Kisshomaru Ueshiba s'est attaché à répertorier, codifier et simplifier l'enseignement laissé par son père afin de permettre son développement international. Le style Aïkikai est caractérisé par : la fluidité des techniques, la relative concision du panel de techniques, un refus de l'efficacité immédiate mais plutôt une recherche de la justesse et de l'acquisition des principes de l'Aïkido. L'Aïkikai est depuis longtemps l'objet de critiques de la part d’autres styles d'Aïkido, notamment concernant sa volonté « d'unifier » le monde de l'Aikido en imposant son type de pratique. Cependant l'Aïkikai accueille de fait des pratiques différentes. Aujourd'hui, l'Aikikai de Tokyo est représenté par le petit-fils du fondateur, Moriteru Ueshiba.

 

Aïkido: (合気道) est un art martial japonais (budo), fondé par Ô Sensei Moriheï UESHIBA entre 1930 et 1960. L'Aïkido a été officiellement reconnu par le gouvernement japonais en 1940 sous le nom d’Aikibudō. Il a été créé à partir de l'expérience que son fondateur avait de l'enseignement des koryu (écoles d'arts martiaux anciennes), essentiellement le ju jitsu de l'école daitō ryū, le kenjutsu (art du sabre japonais) et l'Aikijutsu. L'Aïkido est né de la rencontre entre ces techniques de combat et une réflexion métaphysique de Ô Sensei Moriheï UESHIBA sur le sens de la pratique martiale à l'ère moderne.

 

Aïkidoka: (合気道家) est la dénomination que reçoivent les pratiquants de l'Aïkido, un art martial japonais. S'il suffit, en dehors du Japon, d'être un pratiquant pour être appelé ainsi, le terme exact est en réalité "Aikishugyosha", autrement dit, étudiants de l'Aïkido. Au Japon, le terme implique un professionnel qui se voue uniquement à cet art. Ailleurs, l'usage a cependant conservé une appellation similaire avec les autres arts martiaux japonais, comme par exemple les judoka et les karatéka.

 

Aïki jō: L'Aïkijō est le nom donné à la pratique du (bâton court) dans la branche Iwama ryu de l’Aïkido. La codification de l’AÏkijo a été réalisée par Morihiro Saito. L’aikijo est différent du jōdō (escrime au jo) : le jodo est essentiellement basé sur des techniques de défense contre un sabre, tandis que l’Aïikijo a été développé à partir de l'art de la lance Hozoin que Ô Sensei Moriheï UESHIBA avait étudié avec Sokaku Takeda. Ô Sensei Moriheï UESHIBA le retravailla pour le mettre en cohérence avec l'Aïkido à mains nues. Il sert à travailler les directions, à faire varier les distances. Outre les coups et frappes fondamentales, l'enseignement est basé sur des kata et leurs applications, et notamment le « kata des 31 mouvements » (ou « kata 31 »), ainsi que sur les exercices à deux (kumijo).

 

Aïkijutsu: ( 合気術) (aussi écrit aiki jutsu, aiki jitsu, aiki ju jitsu, aiki jujitsu, aiki ju jutsu, aiki jujutsu, aikijutsu, aiki no jutsuAïki no jutsu étant l’ancien terme (dont la première apparition daterait de 1873 selon certains, du milieu du XVIe siècle selon d’autres)) est un art (Technique) de l’harmonisation des énergies. Cet art de combat est basé sur le principe de coordination entre l’attaque et la défense : rassembler () son énergie (ki) puis l’harmoniser () avec les forces (ki) contraires ou opposées, afin d’acquérir la possibilité de contrôler toute situation conflictuelle.

 

Arigatô: Merci.

 

Arukikata: marche.

 

Ashi: Pied, jambe.

 

Ashi baraï: Balayage (des jambes).

 

Ashi gatame jime: Techniques d'étranglements.

 

Ateji: Un ateji (当て字) est une expression composée de plusieurs kanji, utilisés phonétiquement comme des syllabaires, sans prêter une attention très rigoureuse au sens de ces kanji, par exemple dans le mot kurabu (倶楽部, club). On trouve de nombreux exemples de ce système dans la littérature (de l'époque Meiji notamment), dans les manga, voire dans les chansons des karaokés, qui permettent ainsi au lecteur d'avoir plusieurs niveaux de compréhension d'un texte, pour peu que la lecture souhaitée soit indiquée avec des furigana : la lecture phonétique, et le contenu sémantique de chaque caractère, ces deux pouvant même parfois être complètement à l'opposé...

 

Atemi : Un atemi (当て身) est dans les budō (arts martiaux japonais) un coup porté sans arme à une partie vitale. Il s'agit de coups portés avec le poing, le pied, ou encore avec le tranchant de la main. Le terme atemi waza désigne les techniques d'atemi. Dans la vision mystique médiévale, les atemi permettaient de perturber le ki (l'énergie vitale) de l'adversaire, comme une sorte d'acuponcture à but martial. Les atemi sont souvent accompagnés d'un kiai, un cri correspondant à une extension du ki de la personne qui frappe. Les atemi sont utilisés au Karaté, en Ju jitsu, en Aïkido, en Yoseikan budō et initialement dans le Judo et en Ki shin tai jutsu. Ude ate waza (techniques de bras et de mains) Shomen uchi, Yokomen uchi, Sokumen uchi, Chūdan tsuki, Jodan tsuki. Ashi ate waza (techniques de pieds et de jambes) : Mae geri, Mawashi geri, Yoko geri.

 

Ayumi ashi: Déplacement en pas de marche normale, une jambe après l'autre.

 

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Bakufu: Le bakufu (幕府, littéralement gouvernement sous la tente) ou shogunat (de shogun) est le gouvernement judiciaire au Japon depuis la fin du XIIe siècle jusqu'à la révolution de l'ère Meiji (1868). Le Japon a connu trois bakufu :

  • Le bakufu de Kamakura (鎌倉幕府) ou Shogunat de Kamakura (1192-1333)
  • Le bakufu de Muromachi (室町幕府) ou shogunat Ashikaga (1338-1573)
  • Le bakufu d'Edo (江戸幕府) ou Shogunat Tokugawa (1603-1867)

Le bakufu de Kamakura est composé de trois organes :

  • Le mandokoro, qui est le bureau des affaires administratives et qui s'occupe des finances et de la politique étrangère.
  • Le samourai dokoro, qui s'occupe des affaires militaires et de la police.
  • Le monchugo, qui est la haute cour de justice et qui s'occupe de toutes les affaires juridiques.

Le bakufu d'Edo est composé de différents organes qui le dirigent :

  • Le tairô (大老) ou grand ancien.
  • le conseil des rôjû (老中) ou conseil des anciens.
  • le conseil des wakadoshiyori (若年寄) ou conseil des jeunes anciens.
  • le metsuke (大目付) ou censorat.
  • les machi bugyo (奉行) ou gouverneur civil.

 

Battôdô: Le battōdō (抜刀術) est une discipline dans l'apprentissage du sabre japonais au même titre que le kenjutsu, le kendo et l'iaidō. Il était enseigné dans les koryu (écoles anciennes). Certaines koryu perpétuent cet enseignement. Le battōdō est l'art de la coupe. L'entraînement au battōdō se fait sur des bottes de paille ou sur des roseaux tressés. Cependant, dans le Japon médiéval, les samuraï s'entraînaient sur des prisonniers ou des condamnés. Les samuraï coupaient alors le corps des prisonniers. La coupe la plus facile était la coupe du poignet mais cela allait jusqu'à des coupes impliquant plusieurs personnes. On dit qu'il est déjà arrivé qu'un très bon escrimeur coupe sept personnes d'un coup. Chaque kata s'appuie, en premier lieu, sur une longue pratique, d'abord à deux sous forme de kihon, puis seul dans le même esprit. Le seitei toho batto do se divise en quatre niveaux d'étude comprenant chacun cinq kata. Chacun d'eux correspond à une situation de combat particulière telle qu'on peut l'imaginer en iaidō ou kenjutsu. À partir de cette idée, il est impossible de scinder le seitei toho batto do des autres disciplines complémentaires telles le iaidō et le kenjitsu, apportant les connaissances à la pratique plus large de l'escrime japonaise traditionnelle. Le but n'est pas prioritairement de trancher. La coupe doit être la résultante d'un ensemble de facteurs et ne prend son sens que dans la globalité de la technique.

 

Biwa: Le biwa est un instrument de musique à cordes traditionnel japonais. C'est un luth à manche court dérivé du barbat persan et du pipa chinois. Les plus anciens instruments conservés datent du VIIIe siècle. Sa forme rappelle celle du lac Biwa, plus grand lac du Japon. Il est l'instrument de la déesse Benten. Le corps est entièrement taillé dans un seul bloc de bois dur piriforme (très rare provenant d'une seule montagne au Japon) scindé en deux pour être évidé, puis collé. Le manche n'est que le prolongement du corps et comporte trois ou quatre frettes inamovibles et hautes taillées de sorte que les cordes en soie émettent un « buzz » à leur contact ; elles rappellent celles de la rudra-vînâ indienne, où les cordes ne sont pas tirées vers le bas, mais bien pressées entre les frettes, afin d'obtenir des déclinaisons micro-tonales. le chevillier est presque à angle droit comme pour le oud, avec des chevilles traditionnelles imposantes. Le chevalet plat est imposant et massif. On incruste traditionnellement des morceaux d'ivoire ou d'argent sur la table d'harmonie.

Les six types de biwa :

  • Période classique :
    • Gagaku biwa (雅楽琵琶) ou gakubiwa (楽琵琶) : à quatre cordes et quatre frettes, utilisé dans la musique impériale, le gagaku. Le plectre est petit, fin et très dur (ivoire).
    • Mōsō biwa (盲僧琵琶) : à quatre cordes (mi - si - mi - la) et quatre frettes, utilisé pour les mantras bouddhistes. Il en existe des versions à cinq et six frettes accordées différemment. Le plectre est variable.
  • Période Edo :

    • Heike biwa (平家琵琶) : à quatre cordes (la - do - mi - la) et cinq frettes utilisé pour accompagner l'épopée Heike Monogatari ; on parle alors de Heikyoku. Le plectre est large.
    • Satsuma biwa (薩摩琵琶) : à quatre cordes (la - mi - la - si) et quatre frettes répandu dans la région de Satsuma (Kagoshima) et utilisé pour la récitation épique d'abord réservé à la classe des guerriers puis utilisé par les musiciens aveugles ambulants (biwa hoshi 琵琶法師). Son plectre est le plus large, à la manière d'un éventail, et a pu servir d'arme. Il en existe une version à cinq cordes développée au XXe siècle par Tsuruta Kinshi et sa disciple Junko Ueda : tsuruta biwa.
  • Période moderne :
    • Chikuzen biwa (筑前琵琶) : à quatre cordes (si - mi - fa# - si) et quatre frettes ou cinq cordes (mi - si - mi - fa# - si) et cinq frettes, utilisé par les femmes, car sa taille est réduite ainsi que son poids. La résonance est accentuée par une table d'harmonie en paulownia. Le plectre est de taille moyenne. Il y a deux écoles : Asahikai et Tachibanakai.
    • Nishiki biwa (錦琵琶) : à cinq cordes (do - sol - do - sol - sol) et cinq frettes utilisé par Suitō Kinjō. Son plectre est le même que celui du satsuma.

 

Bō: Un ou kon, est un très long bâton, en bois ou en bambou, parfois recouvert de métal. Un de grande taille est parfois appelé un rokushakubō (六尺棒). Ce terme vient des mots japonais roku () signifiant six, shaku () équivalent à 30,3 centimètres et . Les sont très variés, il y en a des lourds et des légers, des rigides et de très flexibles, de simples pièces de bois et des objets d'art finement décorés. L'art martial japonais permettant la maîtrise du est le bo jutsu. Le principe de base de cet art, est d'accroître la force délivrée lors d'un coup par une des extrémités du bâton, grâce au bras de levier, d'autant plus important que le bâton est long.

 

Bo jutsu: Le bō jutsu (棒術) est un art martial japonais qui enseigne le maniement du bâton long () par opposition au jō jutsu qui est, quant à lui, la technique du bâton court. Le bō jutsu est étudié séparément ou bien en complément des disciplines à mains nues Karaté ou Aïkido, ou comme partie intégrante d'un système d'armes kobudo ou kendo. Le maniement du est semblable à celui du bâton long utilisé au Moyen Âge en Europe par les paysans. Au Japon, on le pratique sans protection particulière, mais les "assauts libres" sont généralement absents. L'entraînement est basé sur l'apprentissage des Kata, séquences de combats codifiées contre un ou plusieurs adversaires, d'abord seul, puis avec des partenaires. Les moines guerriers du XVIe siècle en firent leur discipline de prédilection. À l'époque des Tokugawa (1603-1838), le en bois fut utilisé par la police shogunale pour affronter les brigands armés de sabres.

 

Bokken: (木剣, littéralement sabre de bois) ou bokutō (木刀, nom généralement utilisé au Japon) est un sabre japonais en bois reprenant la taille et la forme du katana. Il peut être utilisé avec la garde (tsuba) qui protège les mains, ou sans la garde.

 

Bokuden Ryu: Ecole enseignant les techniques héritées de l' illustre samuraï Bokuden.

 

Bokutō: Gros sabre en bois.

 

Bu: signifie l'ensemble des techniques martiales.

 

Budō: Les budō (武道) sont les arts martiaux japonais apparus entre le milieu du XIXe siècle et le milieu du XXe siècle. En japonais, bu () signifie la guerre et () la voie (en chinois : dao ou tao, cf. le taoïsme). Les budō les plus connus en Occident sont le karaté, le judo, l’Aïkido et le kendo. Ce sont les héritiers des techniques guerrières médiévales, les bujutsu (i.e. le jūjutsu, le Daitō ryū aikijūjutsu, le kenjutsu, etc.). Le kanji bu désigne la guerre. Il est composé de deux parties signifiants "lance" et "arrêter", et est donc souvent interprété par "arrêter la lance" (bien que nombre d'experts ne soient pas d'accord à ce sujet). Si le terme français « art martial » se comprend comme « art guerrier », le terme budō peut se comprendre originellement comme « la voie pour arrêter la lance » interrompre l'agression, donc un art de défense.

 

Budo seïshin: esprit BUDO.

 

Buke: Le terme buke (武家) désigne la noblesse militaire attachée au bakufu (gouvernement militaire), par opposition aux kuge, la noblesse de cour attachée à l'empereur. Les buke sont apparus durant l'ère Kamakura (1185–1333).

 

Bujutsu: Voir Budō.

 

Bunkai: Le mot bunkai (分解) est un terme japonais signifiant « analyser, décomposer ». Au karaté, il se réfère à l'interprétation d'un kata. Si l'on compare un budo à un langage, alors les kihon sont le vocabulaire de base, les kata sont des phrases toutes faites et les « applications » (bunkai et entraînements à deux type kumite) sont des mises en pratiques dans le langage courant. De certains mouvements du kata, on peut déduire ou suggérer des enchaînements qui peuvent être appliqués dans des situations concrètes. Les bunkai coulent parfois de source ou sont parfois assez éloignés des techniques proprement dites produites dans le kata. Ceci implique que le karateka devra apprendre sans relâche la technique du kata en lui-même mais aussi ressentir les mouvements, les enchaînements, les transitions afin de développer, avec l'aide de son sensei au début, puis par lui-même, des bunkai simples puis de plus en plus complexes. Il ne faut pas oublier que les techniques exécutées dans le kata ont évolué dans le temps et ont parfois été adaptées ou déformées. À ces changements se superposent les influences des sensei ayant enseigné (et donc appris) ceux-ci ainsi que le fait historique que le karaté fut longtemps interdit et que les techniques d'entraînement comme le kata devaient suggérer certaines attaques et non les démontrer ouvertement. Enfin certains changements se veulent apporter une signification symbolique ou harmonieuse au kata : nombre total de mouvements, répétition de mouvements (souvent 3 fois) ; ou encore apporter une certaine symétrie pour développer les membres gauches et droits. Dès lors, les bunkai sont l'unique manière de tenter de saisir le sens d'origine du kata. Ce « sens » est d'ailleurs souvent l'origine d'âpres discussions. Les bunkai permettent au pratiquant d'apprendre à ajuster sa distance, son rythme ou encore à s'habituer à combattre des personnes de taille différente. Les termes toridai et himitsu sont utilisés pour définir les techniques qui passent inaperçues à un observateur occasionnel et sont cachées dans le kata. En Goju ryu, on pratique même le kata à deux pour renforcer les bunkai et l'entraînement des techniques correctes partant du principe que si les techniques ne sont pas effectuées correctement dans le kata, elles ne seront pas efficaces en combat.

 

Bunraku: Le bunraku (文楽) est un type de théâtre japonais datant du XVIIe siècle. Les personnages y sont représentés par des marionnettes de grande taille, manipulées à vue. Tradition théâtrale plus particulièrement originaire de la région d'Ōsaka, le bunraku est interprété par un seul récitant qui chante tous les rôles, et trois manipulateurs pour chaque marionnette. Les marionnettistes sont visibles par le public et utilisent soit la gestuelle furi, plutôt réaliste, soit la gestuelle kata, empreinte de stylisation, selon l'émotion recherchée. Les manipulateurs respectent une hiérarchie réglée en fonction de leur degré de connaissance dans l'art du bunraku. Ainsi le plus expérimenté (au moins vingt ans de métier) manipule la tête et le bras droit, le second le bras gauche et le dernier (le novice) les pieds. Pour pouvoir être manipulée, la marionnette possède ce qu'on appelle des contrôles ou baguettes sur ces différentes parties. Afin de manipuler plus aisément la marionnette, les manipulateurs se déplacent en position de kathakali, jambes à demi fléchies. Ils doivent ainsi faire beaucoup d'exercices physiques et d'assouplissement afin d'être les plus agiles possibles.

 

Bushi: (武士) est un terme d'origine chinoise signifiant littéralement « guerrier gentilhomme » en japonais. Le terme apparait pour la première fois dans le livre d'histoire japonaise, Shoku Nihongi (続日本記) écrit sous l'ère Heian vers l'an 800. Bushi et samuraï sont souvent confondus mais ils correspondent à des périodes et des fonctions différentes. À l'origine, bushi est le seul nom pour désigner les guerriers japonais. Les Bushi étaient des chevaliers en armure dont l'arme principale était le yumi (arc). Ils étaient chargés de la protection des clans familiaux religieux appelés uji. C'est cette proximité avec la noblesse religieuse qui est à l'origine de leur nom de « guerrier gentilhomme ». Sous l'ère Heian, une scission s'opère entre la noblesse à part entière, la très raffinée aristocratie Impériale (kuge) et la classe des bushi (mi-guerrière, mi-noble et surtout moins raffinée). En 1156, les trois principaux bushidan (武士団, clans guerriers), Fujiwara, Taïra et Minamoto, s'affrontent lors de la rébellion de Hōgen pour succéder au pouvoir à la noblesse impériale contrainte de se retirer en province. En 1185, à l'issue de la rébellion de Heiji et de la guerre de Gempei, Minamoto no Yoritomo établit la suprématie de la caste guerrière et met en place le shogunat de Kamakura.

 

Bushidô: (武士道) est un mot japonais provenant du chinois wu shi dao (武士道) signifiant littéralement « la voie du guerrier » : bu signifie « l'ensemble des techniques martiales », shi le « guerrier » et la « voie ». La première mention de ce mot est faite dans le Kōyō Gunkan, écrit aux alentours de 1616 mais l'apparition du bushido est liée à celle de la féodalité japonaise et des premiers shogun à l'époque de Minamoto no Yoritomo au XIIe siècle. Ce code de vie a emprunté au Bouddhisme l'endurance stoïque, le respect du danger et de la mort; au Shintoïsme, le culte religieux de la Patrie et de l'Empereur ; au Confucianisme, une certaine culture littéraire et artistique ainsi que la morale sociale des « relations » : parents-enfants, maître et serviteur, époux, frères, amis. Mencius fut également une grande source d'inspiration pour le bushido. La plupart des samuraï vouaient leur vie au bushido, un code strict qui exigeait loyauté et honneur jusqu'à la mort. Si un samuraï échouait à garder son honneur il pouvait le regagner en commettant le seppuku (suicide rituel), que l'on connaît mieux en occident sous le terme de « hara kiri » ou « l'action de s'ouvrir le ventre » (hara : le « ventre », siège du ki (puissance, énergie) et kiri : « coupe »). Cependant, il faut noter une différence non négligeable entre seppuku et hara kiri. Le seppuku permettait à un guerrier vaincu de se donner la mort et de pouvoir ainsi mourrir avec son honneur (le vainqueur abrégeait ensuite ses souffrances). Le hara kiri etait une facon de se donner la mort où la personne "perdait" tout honneur suite à ce geste. Dans le Japon féodal, on parlera de hara kiri pour une personne se donnant la mort suite par exemple à une humiliation (adultere par exemple) et de seppuku pour une personne assumant une défaite et se donnant la mort (guerrier perdant une bataille). Cette nuance est sensible mais importante dans la compréhension du bushido. Sous sa forme la plus pure, le bushido exige de ses pratiquants qu'ils jugent efficacement le moment présent par rapport à leur propre mort, comme s'ils n'étaient déjà plus de ce monde. C'est particulièrement vrai pour les formes initiales de bushido ou de budō. D'ailleurs, les traditionalistes critiquent les formes plus tardives : « ils raisonnent clairement avec l'idée de rester en vie dans l'esprit. »

 

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Chaji: Cérémonie du thé complète avec le kaiseki (un repas léger), l’usucha (薄茶, thé léger) et le koicha (濃茶, thé fort), durant approximativement quatre heures.

 

Chanoyu: La cérémonie du thé au Japon, appelé aussi chanoyu (茶の湯), sadō (茶道), ou chadō (茶道) est un rituel traditionnel influencé par le bouddhisme zen dans lequel le thé vert en poudre, ou matcha (抹茶), est préparé de manière cérémoniale par un praticien expérimenté et est servi à un petit groupe d'invités dans un cadre calme. Chanoyu (茶の湯, littéralement « eau chaude pour le thé »), se réfère habituellement à la cérémonie (rituel) à elle seule, alors que sadō ou chadō (茶道, ou « le chemin du thé ») représente l'étude ou la doctrine de la cérémonie du thé. Plus particulièrement, le terme chaji (茶事) se rapporte à la cérémonie du thé complète avec le kaiseki (un repas léger), l’usucha (薄茶, thé léger) et le koicha (濃茶, thé fort), durant approximativement quatre heures. Une chakai (茶会, littéralement une « rencontre autour du thé ») n'inclut pas le kaiseki. Du fait qu'un praticien de la cérémonie du thé doit être familier avec la production et les différents types de thés, avec les kimono, la calligraphie, les arrangements floraux, les céramiques, l’encens, et un large ensemble d'autres disciplines et arts traditionnels en plus des pratiques du thé enseignées dans son école, l'étude de la cérémonie du thé prend de nombreuses années et souvent toute une vie. Même pour participer en tant qu'invité dans une cérémonie du thé formelle, une connaissance du sadō est requise, incluant les gestes recommandés, les phrases à dire par les invités, la bonne manière pour boire le thé et la tenue générale à adopter dans la salle où est servi le thé.

 

Chûdan: Niveau moyen.

 

Chūdan tsuki: (中段突き) Il s'agit d'un coup de poing direct dirigé vers l'abdomen de l'adversaire, avec l'idée de le traverser (on ne retire donc pas immédiatement le poing). Le coup est accompagné d'un déplacement de tout le corps vers l'avant. Au karaté, le coup est armé (le poing est reculé au niveau du torse, en supination) puis porté avec une rotation du poing (la frappe se fait en pronation). Dans d'autres arts martiaux, il peut être porté non armé, le bras partant à la verticale et décrivant un quart de cercle vers l'abdomen, sans rotation du poignet. C'est notamment le cas lorsque l'attaque se fait avec un tantō : au départ, le bras est le long du corps afin de cacher le tantō derrière la cuisse, et le tranchant est tourné vers le haut, le mouvement étant une coupe de bas en haut . Tsuki est également un mouvement de sabre, mais qui se fait différemment ; il s'agit d'un coup d'estoc, en partant d'une garde seigan no gamae (sabre pointant devant).

 

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Daimyō: Daimyo ou Daïmio (大名, littéralement « grand nom ») est un titre de kazoku, c'est-à-dire de noblesse japonaise. Les daimyo étaient les plus puissants gouverneurs féodaux au Japon, entre le XIIe et le XIXe siècle. Des prestigieux Shugo (Gouverneurs de province) de la période Muromachi, en passant par la période Sengoku, jusqu'aux daimyo de la période Edo, ce titre aura une histoire longue et variée. À l'époque d'Edo, le terme de daimyo était appliqué à environ deux cents princes ou grands seigneurs de domaines dont le revenu annuel égalait ou dépassait dix mille koku de riz. Ceux qui avait un revenu moindre était qualifiés de shōmyō (小名, « petit nom »). Les daimyos appartenaient à plusieurs catégories :

  • les shimpan-daimyō (新藩大名), appartenant à la famille de Tokugawa.
  • les fudai-daimyō (譜代大名), attachés personnellement au shogun Tokugawa.
  • les tozama-daimyō (外様大名 ou daimyo « extérieur »), ralliés au bakufu

Avant la période Muromachi cependant, on utilisait plus volontiers le titre de myōden (名田) pour désigner les grands propriétaires de domaines. Ceux-ci étaient alors divisés en kokushu (国主, gouvernant au moins une province), ryōshu (領主, gouvernant un territoire moins important) et jōshu (城主, gouverneurs de châteaux). Ces daimyo se livrèrent des guerres incessantes dans le but d'agrandir leurs territoires. Au XVe siècle, à la faveur des troubles qui agitaient le pays, de nombreux shugo (守護) s'approprièrent des terres et prirent le titre de shugo daimyō (守護大名), construisant des châteaux pour se défendre contre les visées expansionnistes de leurs voisins. Ils ne furent pacifiés qu'après la bataille de Sekigahara en 1600. Les daimyo, bien qu'ayant une certaine autonomie, étaient néanmoins assujettis à des règles particulières, la plupart codifiées dans le Buke Shohatto, et devaient suivre la loi des maisons guerrières (武家, buke). Ils devaient, entre autres obligations, entretenir à Edo une résidence, y demeurer une année sur deux (ou six mois par an) et y laisser en otage leur famille et des vassaux. Le voyage du daimyo allant rendre hommage à son shōgun à Edo s'appelait le daimyō gyōretsu (大名行列), c’est-à-dire la « procession des seigneurs ». À partir de 1639, ils n'eurent plus la permission de construire châteaux et navires de haute mer, et durent veiller à ce que le christianisme fût interdit sur leurs territoires. Lors de la Restauration Meiji en 1868, certains daimyo furent nommés gouverneurs de leurs provinces (alors appelées , han), mais en 1871, tous les han furent abolis et le territoire du Japon divisé en préfectures (, ken). Les anciens daimyos furent alors pensionnés par le gouvernement et obligés de résider à Tōkyō.

 

Daitō ryū aikijūjutsu: Le daitōryū aikijūjutsu (大東流合気柔術, « Ecole du Grand Orient ») est un art martial d'origine japonaise (budō), fondé par Shinra Saburō Minamoto no Yoshimitsu (新羅 三郎 源 義光, 1045-1127) en 1100.

 

Daisho: Le daishō (大小, littéralement « Grand-petit ») est le nom donné aux deux armes traditionnelles des samuraï, le katana () et le wakizashi (脇差). L'étymologie devient compréhensible lorsque les termes daitō (大刀, grande épée) et shōtō (小刀, petite épée) sont utilisés : daitō associé à shōtō donne daishō. L'utilisation du daishō était réservée exclusivement aux samuraï et était un symbole de leur rang. Il commença à être utilisé durant la période Muromachi. Le daishō possède une escrime spécifique, développée par Musashi sous le nom d'ichi ryu nito.

 

Daitō: Grande épée.

 

Dan: Le terme japonais dan () est utilisé dans les arts martiaux ainsi que d’autres pratiques traditionnelles japonaises comme l’ikebana (arrangement floral), le go, le shōgi ou la cérémonie du thé (chado ou Chanoyu) pour signaler différents niveau de maîtrise ou d’expérience. Le système des grades dan prend place après celui des kyū. Dans la plupart des arts martiaux, la qualité de détenteur d’un grade dan (yūdansha, 有段者) est signalée par le port d’une ceinture noire. Les niveaux possibles vont traditionnellement, par ordre croissant de maîtrise, du premier au dixième dan. Les premiers dan peuvent généralement être obtenus sur présentation à des examens ou à des compétitions. Les grades les plus élevés requièrent en revanche des années d’expérience et une contribution significative à l’activité en question, par l’enseignement ou la recherche. Les grades les plus élevés ne peuvent être décernés que par le titulaire d’un grade supérieur représentant une institution centrale. Toutefois, la toute première fois qu’un grade de 10e Dan a été décerné, cela était logiquement et forcément par un grade inférieur. Certains maîtres japonais (source : maître Gichin Funakoshi) n’ont délivrés aucun grade supérieur au 5e Dan. Leurs élèves ont, en revanche, délivrés des Dan supérieurs à leur propre niveau (source : maître Jigoro Kano a reçu un 12e Dan). L’école de Ninjutsu Bujinkan dont l’enseignement couvre neuf styles d’arts martiaux, délivre jusqu’au 15e Dan, (source : maître Masaaki Hatsumi et maître Takamatsu Toshitsugu). Cette réalité a une forte signification : il est des grands maîtres (source : Maître Henry Plee) qui restent au 10e Dan depuis plus de 23 ans, alors que leurs approfondissements, recherches et dévouement à leur art continu d’apporter beaucoup à tous (source : Karaté Bushido Magazine, Mai 2010). Le système des grades dan est une invention datant du XXe siècle afin de remplacer le système traditionnel de certificats d’aptitude. Ainsi, le premier dan correspond au moment où, dans les écoles traditionnelles, le candidat à l’apprentissage finissait sa période de probation et était considéré comme digne de recevoir le véritable enseignement. Strictement parlant, le premier dan est le grade du débutant. De même, le dixième dan est en général réservé au fondateur de l’art martial, et ne peut être décerné que par lui. Cette situation a entraîné la disparition de ce grade dans certains arts martiaux. Afin de marquer la progression du pratiquant avant l’obtention du dan a été créé le système des grades kyū. En japonais, les grades portent des noms:

  • 1er dan  : shodan
  • 2e dan   : nidan
  • 3e dan   : sandan
  • 4e dan   : yondan
  • 5e dan   : godan
  • 6e dan   : rokudan
  • 7e dan   : shichidan (parfois transcrit sitchidan)
  • 8e dan   : hachidan
  • 9e dan   : kyudan
  • 10e dan : judan
  • 11e dan : jûichidan
  • 12e dan : jûnidan
  • 13e dan : jûsandan
  • 14e dan : jûyondan
  • 15e dan : jûgodan

 

Dango:(団子) est une boulette japonaise faite à base de mochi, une pâte de riz. Elle est souvent servie avec du thé vert. Les dango sont mangées toute l'année, mais il y a des variétés (gout, forme) correspondant à certaines saisons et à certaines régions du Japon. On le mange le plus souvent en brochette de trois ou quatre dango. Une variété de dango de l'île de Hokkaidô est faite avec de la farine de pommes de terre et cuite avec du shoyu (sauce soja).

 

Dō: Le () signifie « la voie, le chemin, la route ». Il désigne un concept philosophique proche du tao chinois. Il se retrouve dans le nom des budō, les arts martiaux éducatifs, qui inculquent un art de vivre et mènent à l'harmonie avec l'univers (par exemple l'Aïkido), par opposition aux arts martiaux jutsu qui sont des techniques de guerre (bujutsu) destinées à vaincre, à détruire.

 

Dobok: Le Dobok (littéralement vêtement de la voie) est le vêtement pour l'entraînement du corps et de l'esprit utilisé depuis des siècles dans la tradition coréenne. Il est composé d'un pantalon, d'une chemise et d'une ceinture comme les habits traditionnels Coréens.

 

Dogi: Vêtement de pratique de la voie.

 

Dojo: Le dojo (道場) est le lieu consacré à la pratique des budō ou à la méditation bouddhiste zen. Littéralement en japonais, signifie la voie (c'est le même caractère que le tao chinois), le dōjō est le lieu où l'on étudie/cherche la voie. Historiquement le dojo était la salle du temple religieux. Ces grandes salles ont aussi été utilisées par la suite pour l'enseignement des arts martiaux. Dans le cas du dojo où l'on étudie les arts martiaux comme dans le cas des dojo servant de centre de méditation bouddhiste, des règles strictes sont instituées. Le dojo est un lieu où l'on progresse. Cette progression est obligatoirement supervisée et contrôlée par un maître.

 

Dômo arigato goseamashita: plus que des remerciements (honorifique).

 

Dôshu: (道主) est un titre d'art martial, traduit littéralement par "Maître de la Voie". En Aïkido par exemple, dōshu est un titre héréditaire réservé au dirigeant de l'Aikikai. Trois hommes ont à ce jour porté ce titre:

  • Ô Sensei Moriheï UESHIBA, premier porteur de ce titre jusqu'en 1969.
  • Kisshomaru Ueshiba, de 1969 à 1999.
  • Moriteru Ueshiba, de 1999 jusqu'à ce jour.

Conformément au système iemoto, lorsque le fondateur de l'aikido, Ô Sensei Moriheï UESHIBA, mourut en 1969, son fils Kisshomaru Ueshiba devint le second dōshu. Lorsque Kisshomaru Ueshiba mourut en 1999, son fils Moriteru Ueshiba prit ce rôle. Moriteru Ueshiba est destiné à confier son titre de dōshu à son fils, Mitsuteru Ueshiba.

Dôzo: je vous en prie, s'il vous plait.

-E-

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-F-

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Furigana: Les furigana (振り仮名), ou encore yomigana, sont des kana écrits à côté d'un kanji pour en indiquer la prononciation. En effet, les kana permettent de transcrire phonétiquement tout mot japonais. Dans un texte présenté horizontalement, on les place au-dessus des caractères. Dans un texte vertical, cependant, ils sont tracés à droite. C'est un type de caractères ruby (ou rubi). Par exemple (les furigana permettent de lire le mot kanji) :


ou
かん

 

Furisode: Le furisode (振袖, littéralement "manches qui pendent") est le costume traditionnel japonais (kimono) le plus noble. Il est fait de soie très claire, est destiné aux femmes célibataires et se caractérise par ses manches dont la longueur peut varier de 75 à 125 centimètres. Les jeunes femmes japonaises le portent à l'occasion du Seijin shiki, fête qui a lieu l'année de leurs vingt ans, mais aussi pour la cérémonie du thé (Chanoyu), le mariage d'un membre de la famille ou encore lors de la remise des diplômes. En raison de son prix très élevé (en moyenne 500 000 ¥ soit 4 050 €), la plupart des parents le louent pour leur fille plutôt que de l'acheter. On en distingue trois catégories : Le ô furisode (大振袖 "grand furisode") est le plus long (ses manches vont de 114 à 125 cm de long. Avant la Seconde Guerre mondiale, il servait de robe de mariée et devait être, à cette occasion, de couleur noire [le kuro furisode (黒振袖 "furisode noir")] ; aujourd'hui, beaucoup de femmes japonaises optent pour des robes occidentales à leur mariage, quoique l'usage exige un furisode pour la photographie officielle. De plus, les demoiselles d'honneur japonaises ont plutôt tendance à choisir leur furisode coloré [le iro furisode (色振袖 "furisode de couleur")]. Il est confectionné au moyen du matériau riche qu'est le rinzu (soie damassée) tandis que l'obi est en fils d'or et d'argent finement ouvragés. Jill Liddell écrit dans The Story of the Kimono (1989) : "La mariée se change au moins deux ou trois fois. Cet étonnant spectacle de mode vise à divertir les invités et faire étalage du statut social de la famille et il présente habituellement un mélange entre habillages traditionnel et occidental comme les robes du soir. Il y aura au moins un furisode de porté, lequel pourra être loué car la mariée ne portera pas cette robe à longues manches à nouveau.") ; Le chû furisode (中振袖 "furisode moyen") est un furisode de taille moyenne avec des manches qui mesurent de 91 à 106 cm, c'est le plus répandu des trois car ses dimensions permettent une plus grande liberté de mouvement que le ô furisode tout en gardant une certaine noblesse esthétique ; Le ko furisode (小振袖 "petit furisode") est le plus petit : manches de 75 à 87 cm, Il n'est porté qu'en de rares occasions et s'associe souvent à un hakama.

 

-G-

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Gagaku: Le gagaku (雅楽, littéralement musique raffinée, élégante) est un genre de musique de cour traditionnelle japonaise comprenant des instruments, des chants et de la danse que l'on peut mettre en opposition au zokugaku (俗楽), la musique folklorique, « vulgaire ». À l'origine, au VIIIe siècle avant J.-C. en Chine, le caractère ( en chinois) était utilisé dans deux noms composés distinguant des poèmes de célébration (dà yà) de poèmes de divertissement (xiao yà) et est donc associé à deux fonctions distinctes : rituelle et profane. De même, le gagaku japonais se constitue de quatre genres se rattachant à des fonctions rituelles ou profanes, à l'instrumentation et la musicalité variables. Le gagaku est introduit au Japon au Ve siècle en provenance de Chine, via la Corée mais s'établit véritablement au VIIIe siècle avec la fondation du Gagaku ryō (雅楽寮), office du gagaku, dépendant du département des affaires nobles (治部省) en 701.

 

Go: Originaire de Chine, le jeu de go ( ou 囲碁 : igo en japonais formel) oppose deux adversaires qui placent à tour de rôle des pierres noires (kuro) et blanches (shiro) sur un tablier, appelé goban, tentant ainsi de contrôler le plan de jeu en y construisant des « territoires » qui se comptent en moku. Chaque « pierre » représente un soldat ; les soldats encerclés deviennent des prisonniers. Il s'agit du plus ancien jeu de stratégie combinatoire abstrait connu. Malgré son ancienneté, le jeu de go continue à jouir d'une grande popularité en Chine, en Corée et au Japon. Dans le reste du monde, où sa découverte est récente, sa notoriété est croissante. Son succès tient autant à la simplicité de ses règles qu'à sa grande richesse combinatoire et sa profondeur stratégique.

 

Goban: Le goban (qi pan en chinois) est le tablier sur lequel on joue au jeu de go, mais aussi à des jeux d'alignement comme Pente. La grille 19 x 19 est la taille officielle pour le jeu de go. Les grilles 9 x 9 et 13 x 13 sont cependant beaucoup utilisées par les débutants ou pour des parties rapides (y compris de professionnels).

 

Godan: 5éme dan

 

Goju ryu: Le gōjū ryū (剛柔流 de , « force », , « souplesse » et ryū, « école » ou « style ») est une forme de karaté. Ce style est avec le Shōrin ryū, et le Uechi ryū, un des trois styles majeurs de cet art martial okinawaien. Il a été initié par le maître Kanryo Higashionna (ou Higaonna, 1853 - 1915). Le gōjū ryū est issu de concepts du combat tirés:

  • du Naha-te , une des pratiques du tō de (Naha-te est l'appellation du style propre à la ville de Naha Okinawa), par opposition au Shuri te, style de la ville voisine de Shuri. Tō de signifie en okinawaien : « la main de Chine ». (la ville de Shuri est devenue un quartier de l'actuelle Naha). le Shuri te est devenu Shōrin ryū (prononciation okinawaienne de Shaolin), en référence à ses origines.
  • et du kempo chinois (que Kanryo Higashionna étudia en Chine 15 ans avec le maître Waishinzan). Une pratique connue aussi au Japon sous le nom de Ryuko Ryū

Ce fut, néanmoins, Chōjun Miyagi qui donna au style ses lettres de noblesse et en trouva le nom.

 

Gokyo: (五教) Littéralement "cinquième principe".

 

-H-

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Hachidan: 8éme dan

 

Hakama: Le hakama () est un pantalon large plissé (sept plis, cinq devant et deux derrière), muni d'un dosseret rigide (koshi ita). Il était traditionnellement porté par les nobles du Japon médiéval, et notamment les samuraï. Il prit sa forme actuelle durant la période Edo. Hommes comme femmes pouvaient porter le hakama. Certains prétendent qu'un des rôles du hakama était de masquer les mouvements des pieds, pour mieux surprendre l'adversaire. Cette explication ne fait pas l'unanimité : en effet, les samuraï portaient des jambières qui enserraient visibles. Par ailleurs, lorsqu'il n'était pas en armure mais se préparait à un combat, le samuraï remontait le hakama en le coinçant au niveau de la ceinture, de même qu'il attachait les manches du kimono par une bande de tissus, le tasuki. C'était en fait essentiellement un pantalon de cavalerie. De nos jours, le très ample hakama est utilisé dans certains arts martiaux comme l'Aïkido, le kendo, le iaido, le kenjutsu, l'aïkijutsu et le jiu jitsu. Pour le jiu jitsu, il est utilisé dans les koryu (styles traditionnels) principalement, et non dans les styles modernes. Dans ce contexte, on parle parfois de keikobakama (littéralement hakama d'entraînement). Les hakama utilisés pour les arts martiaux sont en coton, en soie ou, le plus souvent, en polyester ou dans un mélange de ces trois fibres. Le coton est plus lourd, tandis que les fibres synthétiques glissent mieux sur le sol et résistent mieux à la décoloration, ce qui peut être important pour les arts martiaux comme le iaido ou l'Aïkido. Les hakama de qualité présentent des lanières épaisses et surpiquées afin d'éviter qu'elles ne s'entortillent sur elles-mêmes. Le hakama est également un vêtement de cérémonie (mariage, remise de diplôme, etc.). Les femmes portent des hakama assortis à leurs kimono, de couleurs vives ou à motifs, tandis que les hakama masculins sont le plus souvent à rayures. Le hakama de cérémonie étant en soie, cela en fait un vêtement fragile, onéreux et d'un entretien difficile. L'activité pratiquée peut imposer la couleur du hakama. Ainsi, le hakama d'Aïkido est toujours uni, noir ou indigo, parfois bleu électrique pour les hakama en coton. Dans d'autres disciplines, le port d'autres couleurs, en particulier le blanc est accepté (pour le iaido). La couleur grise est réservée au sensei. Dans le cadre des cérémonies shinto, le prêtre porte un hakama blanc, les assistants masculins des hakama verts clair, les assistantes féminines des hakama rouge-orangé (les habits traditionnels rouges sont symbole de virginité au Japon).

 

Han: Les han () étaient des unités administratives correspondant aux territoires des fiefs des daimyo du Japon. Ce système fut créé par Toyotomi Hideyoshi et a existé jusqu'à son abolition en 1871, trois ans après la restauration de l'ère Meiji. Le nombre de han varia ; il y en avait approximativement 300 durant la période Edo. La plupart étaient dirigés par un daimyo avec un territoire correspondant à 10 000 koku ou plus. Le daimyo jurait fidélité au shogun. Parfois, un daimyo puissant laissait un homme gouverner un domaine de plus de 10 000 koku. Ces hommes n'étaient pas des daimyo mais leur domaine était appelé han. Le han le plus riche était le han de Kaga avec un million de koku. Il couvrait les provinces de Kaga, d'Etchu et de Noto. En juillet 1871, tous les han furent abolis en faveur de la création des préfectures du Japon. Les provinces du Japon () furent créées au VIIIe siècle par la cour impériale. Les provinces étaient originellement des divisions administratives du gouvernement central. Le shogun désignait un daimyo pour gouverner chaque province. Pendant la période Edo les provinces restèrent en tant que noms géographiques. Le han était une structure gouvernementale locale, et par conséquent déterminait la région sur laquelle le gouvernement local pouvait exercer son pouvoir. Le système han fut défini par le bakufu des Tokugawa. La taille du han varia, mais selon la définition du shogun Tokugawa, chaque han était un domaine où au moins 10 000 koku étaient produits chaque année. Un daimyo était à la tête du han et servait directement le shogun. Si un vassal d'un daimyô possédait un fief de plus de 10 000 koku, il ne servait pas le shogun mais le daimyo — il n'était pas un daimyo par définition. Pourtant, le gouvernement et le domaine de tel samouraï étaient appelés han par convenance. Quand le shogunat Tokugawa tomba, le système han resta en vigueur quelques années avant de faire place au système des préfectures, encore d'actualité.

 

Hanbō: Le hanbō (半棒, littéralement « demi  ») est un bâton d'environ 90 cm assimilé à la canne de marche (et non au bâton de marche). Parfois truqué, creux, pouvant contenir des messages, poudres ou poisons, ou dévoilant des lames dissimulées, le hanbō constitue une arme à la croisée des autres armes.

 

Hadaka jime: Technique d'étranglement.

 

Hanmi: Garde hanmi — on présente la moitié du corps, un côté (hanche, bras et jambe) est en retrait par rapport à l'autre.

 

Hanmi handachi waza: (半身半立技) Dans ce travail, uke, debout, attaque un tori à genoux. Ce travail cumule les difficultés inhérentes au travail à genoux et le fait que la position debout donne un avantage à uke en termes de puissance et de capacité de déplacement. Ce travail oblige ainsi à une grande précision dans l'obtention du déséquilibre pour tori.

 

Hara: Région de l'abdomen, centre vital de l'homme.

 

Hara gatam: Technique de luxation.

 

Hara kiri: voir seppuku.

 

Hatamoto: Un hatamoto (旗本), dans le Japon féodal, est un garde officiel d'un daimyō ou d'un shogun. Caractérisés par l'utilisation du nodachi, ils étaient souvent utilisés comme une force d'élite et en renfort rapide. Pendant la période Edo, les hatamoto étaient des samouraï qui étaient des vassaux directs du shogun, et avaient pour tâche de se mobiliser sur ordre du shogun. Contrairement aux daimyō, ils n'avaient pas d'obligation de sankin kōtai, et possédaient un domaine de moins de 10 000 koku. Leurs domaines étaient groupés autour d'Edo. Ils étaient à la fois craints et respectés par les autres samouraï pour leur allégeance directe au shogun, mais celle-ci impliquait aussi qu'ils avaient un niveau plus élevé à maintenir.

 

Heikyoku: Le heikyoku (平曲) consiste en la récitation de chants de l'épopée des Heike (Heike Monogatari : 平家物語), une geste épique, rédigée entre 1202 et 1221, qui raconte l'ascension et la décadence du clan des Taira - ou Heike. Le chanteur s'accompagne à la biwa. Le heikyoku fait son apparition au XIIIe siècle et bien que son thème en soit la description de faits-d'armes ou de personnages historiques, son style est équilibré, sans emphase. Au XVIIe siècle, le shamisen ou le koto concurrencent le heikyoku ; bien qu'il ne corresponde plus au goût du public, il se maintient jusqu'à la fin du XIXe siècle et la dissolution de la corporation des musiciens aveugles qui entraînera sa disparition à l'avènement de Meiji. La structure globale en est constituée d'une succession de fragments instrumentaux fixes, de cellules vocales souples et de passage parlés (il existe actuellement une trentaine de ces cellules instrumentales et vocales ; par exemple, kudoki, origoe, sanjū, shiragoe, hiroi, etc.). Tous les textes (environ deux cents) empruntent une structure musicale indentique. Le heikyoku est fondé sur une structure tétracordale.

 

Hiji kime osae: Hiji kime osae ou "ude kime osae" (« immobilisation du coude ») est une immobilisation contre une attaque en piqué (tsuki); certains la considèrent comme un sixième principe (rokukyo).

 

Hiragana: Les hiragana(平仮名, littéralement « kana lisses ») sont un syllabaire japonais et une des trois écritures du japonais avec les katakana et les kanji. Ils ont été formés par abréviation cursive de kanji homophones. Ils permettent de transcrire la langue japonaise sans ambiguïté, au contraire des kanji. En effet, chaque hiragana représente une syllabe (techniquement, une more) qui peut être une voyelle seule (comme = a) ou une consonne suivie d'une voyelle (comme = ka) ; il y a également le n syllabique (), dont la prononciation varie en fonction de la syllabe qui le suit.

 

Hiza gatame: Technique de luxation.

 

Hombu dojo: Le Hombu Dōjō est le dojo central de l'Aïkikai situé à Tōkyō. La direction technique de l'Aïkikai appartient aux fils et petit-fils du fondateur de l'Aïkido Ô Sensei Moriheï UESHIBA.

 

Hyoho Niten Ichi Ryu: (二天一流), peut être traduit librement par « l’École de la stratégie des deux Ciels comme une Terre ». Elle est une koryū, école traditionnelle japonaise, de sabre fondée par le célèbre Miyamoto Musashi. Surtout connue pour son usage des deux sabres, cette école dispense aussi un enseignement du sabre long, court et du bâton. Musashi la nomma Niten Ichi (二天一, deux ciels en un) ou Nito Ichi (二刀一, Deux sabres en un). Elle est connue en tant qu'école de Kenjutsu.

-I-

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Iaido: L’iaidō (居合道) est un art martial d'origine japonaise se focalisant sur l'acte de dégainer le sabre et de trancher en un seul mouvement. Tout comme pour les autres budō, cette école se focalise plus sur l'harmonie des mouvements et la démarche spirituelle (influence du zen), que sur l'efficacité technique. Depuis quelques années, certains sensei japonais prônent une démarche plus offensive, dirigée vers un iaidō de "combat", plus proche du iaijutsu.

 

Ichi ryu nito: Escrime spécifique, développée par Musashi pour le daishō.

 

Ikebana: L’Ikebana (生け花) également connu sous le nom de kadō (華道/花道), la Voie des fleurs ou l'art de faire vivre les fleurs est un art traditionnel japonais basé sur la composition florale. Au contraire de la forme décorative des arrangements floraux dans les pays occidentaux, l’arrangement floral japonais crée une harmonie de construction linéaire, de rythme et de couleurs. Alors que les Occidentaux tentent d'accentuer la quantité et les couleurs des fleurs, portant leur attention essentiellement sur la beauté de la fleur, les Japonais accentuent l'aspect linéaire de l’arrangement. Ils ont développé un art qui valorise aussi bien le vase, les tiges, les feuilles et les branches que la fleur elle-même. La structure complète de l'arrangement floral japonais est axée sur trois points principaux symbolisant le ciel, la terre et l’humanité à travers les trois piliers, asymétrie, espace et profondeur. L'origine de l'ikebana est le kyōka (供花), l'offrande de fleurs dans les temples bouddhistes, qui débuta au VIe siècle en Chine. Dans ces arrangements, les fleurs et les branches étaient disposées de telle sorte qu'elles pointent vers le ciel. Un style d'arrangement plus sophistiqué et appelé rikka ou tachibana (立花), apparut au XVe siècle. Le style du rikka reflète la splendeur de la nature et l’expose. Par exemple, les branches de pin symbolisent les pierres et les rochers, et le chrysanthème blanc symbolise une rivière ou un petit ruisseau. L’art rikka devint populaire au XVIIe siècle, et il fut considéré comme une décoration pour les cérémonies et les fêtes. De nos jours, il est perçu comme une forme antique d’arrangement floral et est de plus en plus rarement pratiqué. Le changement le plus significatif dans l'histoire de l’ikebana advient au XVe siècle, lorsque le shōgun Yoshimasa Ashikaga (1436 — 1490) dirigeait le Japon. Yoshimasa construisit de larges constructions et de petites maisons pour exprimer son amour de la simplicité. Celles-ci contenaient un tokonoma, ou alcôve, où les gens pouvaient placer des objets d’art ou des arrangements floraux. Ce fut à cette période que les règles de l’ikebana furent simplifiées afin que toutes les classes sociales puissent jouir de cet art. D’autres développements majeurs eurent lieu à la fin du XVIe siècle. Un style plus simple d'arrangement floral appelé nageire (投げ入れ) vit le jour et fut intégré dans la cérémonie du thé. Dans ce style, les fleurs sont arrangées dans un vase aussi naturellement que possible et quels que soient les matériaux utilisés. Du fait de cette association avec la cérémonie du thé, ce style est aussi appelé cha-bana (茶花, littéralement « fleurs de thé »). Dans les années 1890, peu après la Constitution Meiji, qui conduisit à la modernisation et à l’occidentalisation du Japon, fut développé un nouveau style d’ikebana appelé moribana (盛り花, moribana?). Ce style apparaît, d'une part, du fait de l’introduction de fleurs occidentales et, d’autre part, du fait de l'occidentalisation du mode de vie japonais. Le style moribana, qui crée une nouvelle forme de liberté dans l'arrangement floral, est utilisé pour les jardins. C'est un style que l'on peut apprécier quel que soit son emplacement et qui peut être adapté à la fois aux situations officielles (cérémonies) qu’aux situations non formelles. En France, la pratique et l'enseignement de l'ikebana furent introduits par Kikou Yamata, écrivain franco-japonaise qui en fit les premières démonstrations à Paris en 1930, au salon d'automne. Au même titre que la cérémonie du thé et la calligraphie, l’ikebana était un des arts que les femmes étudiaient traditionnellement à l’école en vue de se marier. Aujourd'hui, les arrangements floraux sont considérés comme l'un des cinq arts traditionnels japonais. L'ikebana est pratiqué en de nombreuses occasions, comme les fêtes et les cérémonies, et son enseignement n'a cessé de se répandre chez nombre de nos contemporains, intéressés par la tradition, l'art et la culture du Japon.

 

Ikkyo: (一教) Littéralement "premier principe".

 

Irimi: (入身) C'est le mouvement des hanches (koshi) de tori qui constitue le principal moteur des techniques, que ce soit pour s'approcher (irimi, « entrer ») ou pour tourner (tenkan). En effet, c'est au niveau des hanches que se situe le centre de gravité d'une personne se trouvant dans une position stable. Le reste du corps (torse, bras) ne sert qu'à relier les hanches de uke à celles de tori pour leur transmettre le mouvement et provoquer la chute. Dans la symbolique japonaise, c'est le seika tanden (le « centre des énergies », situé dans le ventre hara, donc associé aux hanches) de tori qui est le centre du mouvement. Tous les mouvements ont donc une combinaison irimi tenkan. La rotation (tenkan) est parfois appelée tai sabaki (rotation du corps) ou koshi sabaki (rotation des hanches, puisque le mouvement du corps est en fait le mouvement des hanches). Les techniques peuvent utiliser entre autres : uniquement le principe irimi (tori se rapproche de uke ce qui lui permet d'esquiver l'attaque (l'attaque passe « derrière » tori) et de le déséquilibrer (de « prendre son centre ») ; ce sont les techniques les plus directes, mais aussi les plus compliquées à mettre en œuvre, le principal défaut des débutants étant leur tendance naturelle à entrer en utilisant la force) ; uniquement le principe tenkan : le corps s'efface, laissant passer l'attaque, et tori guide uke (uke suit une trajectoire circulaire dont le centre est tori) ; une combinaison irimi tenkan (tori entre puis pivote) ; une combinaison tenkan irimi (tori pivote, puis entre pour prendre le centre de uke).

 

Itto Ryu: Ittô Ryû est une école qui fait partie de l'univers de L'Habitant de l'infini. Cette école est le centre de la quête de Manji et Lin, puisque leur but est d'en tuer le chef actuel Kagehisa Anotsu, de ce fait presque tous les méchants du manga sont issus de cette école. Le Ittô Ryû fut créé par Saburô Anotsu et à sa mort, Kagehisa Anotsu en pris la tête. Le fondement du Ittô Ryû est une Voie du sabre qui engloberait toutes les autres : autrement dit, le Ittô Ryû est un concentré de toutes les écoles et de ce fait, toutes les écoles appartiennent au Ittô Ryû. Cette vue très totalitaire va évidemment attirer beaucoup d'ennui à Anotsu et ses disciples, qui seront perçus avec un mélange de haine et de crainte. Le deuxième grand principe est la liberté : n'importe qui peut rejoindre le Ittô Ryû même les paysans (qui n'ont selon la juridiction de l'époque pas le droit de porter des armes). De plus, les membres du Ittô Ryû peuvent manier les armes ou utiliser la technique qu'ils jugent la plus appropriée pour gagner un combat, l'important étant de ressortir vainqueur. En fait la seule restriction pour rentrer au Ittô Ryû est d'être fort, comme le dit Anotsu à Lin : « Nous n'avons pas besoin d'escrimeur incapable de vaincre ». À cause de cela beaucoup de gens vont rejoindre le Ittô Ryû pour être dans le camp des forts et au fond le Ittô Ryû n'est qu'un grand regroupement de rônin et de bandits. Cependant parmi les membres du Ittô Ryû, certains meneurs ont un but caché : restaurer le pays affaibli par les guerres et la paix relative, qui règne désormais. Dans un monde de paix, les bretteurs n'ont plus leur place, ce qui est inacceptable pour des guerriers tel qu'eux. Ces personnes sont les trente fondateurs du Ittô Ryû, tels : Anotsu, Abayama, Kuroï ou encore Magatsu. L'organisation générale est assez anarchique : les hommes (et femmes) du Ittô Ryû sont libres de faire ce qu’ils veulent et de temps en temps les chefs se réunissent pour discuter des choses à faire, des dojo à annexer, etc. De ce fait, beaucoup d'escrimeurs ont aussi un deuxième boulot tel que : tatoueur, peintre (Kawakami Araya), cordonnier (Magatsu), poète (Kuroï), masseur de pieds (Higa), etc. La hiérarchie est divisée en deux, d'une part il y a les meneurs (qui sont les plus forts de tous) et de l'autre, tout le reste, qui sert en fait de piétaille. Actuellement le Ittô Ryû a été disloqué et attend le « Soulèvement de l'Hiver » pour revenir sur le devant de la scène. Il ne reste que peu de membres après le carnage du banquet. Ittō ryū est le nom du école existant toujours, elle fut créée par Ittosaï Itô et c'est l'une des plus prestigieuses de l'ère Edo (avec l'école Yagyu).

-J-

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Jo: Le () ou bâton moyen est une arme traditionnelle japonaise en bois d'une longueur de 1,28 mètre et d'un diamètre de 2,6 centimètres environ. Il est utilisé lors de la pratique de l'Aïkido (aiki jō), du Jōdō et du Jo jutsu. Le bâton de , de taille moyenne, se différencie du (bâton long), du tanbō (bâton court) et du hanbō (« demi bâton »). Le est l'objet du jōjutsu ou jōdō, art du maniement du face à un adversaire armé d'un sabre (représenté par un bokken). Il est également employé dans le cadre de l'Aïki jō, élément de l'Aïkido, soit dans le cadre du désarment à mains nues d'un attaquant armé d'un , soit dans le cadre de kata d'harmonisation à deux pratiquants maniant chacun un . Le est réputé avoir été conçu par l'escrimeur Muso Gonnosuke qui, après une défaite face à Miyamoto Musashi, cherchait une arme suffisamment longue pour avoir un avantage d'allonge significatif sur le sabre, mais suffisamment court pour rester plus maniable que la lance (yari) ou le . Aujourd'hui il est toujours utilisé par certaines forces de police japonaises.

 

Jodan tsuki: (上段突き) C'est un coup de poing dirigé vers la trachée de l'adversaire. Contrairement à un uppercut, il ne vise pas le menton. De ce fait, le coup est porté selon un demi-cercle plutôt que de selon une verticale, et le bras arrive à l'impact en extension.

 

Jōdō: Le jōdō (杖道, littéralement « voie du bâton ») est un art martial japonais utilisant le , un bâton droit de 1 mètre 28 de long et de 2,5 cm de diamètre. Il est issu du jō jutsu, inventé par Musō Gonnosuke il y a 400 ans.

 

Jo jutsu: Technique du jo.

 

Jōyō kanji: Les jōyō kanji (常用漢字) sont les 1945 kanji ayant été décrétés d'usage commun (ou courant) par le Ministère de l'Éducation japonais le 10 octobre 1981. Ils ont remplacé les tōyō kanji, les kanji d'usage quotidien, comme étant les kanji que tous les Japonais se doivent de connaître en sortant du secondaire. Les 1006 premiers kanji que les Japonais apprennent au primaire (et qui font partie des jōyō kanji) sont les kyōiku kanji. La liste des jōyō kanji précise également la ou plus généralement les prononciations attachées à chaque caractère. En cas de multiples lectures possibles, c'est le contexte qui dicte la lecture à adopter. À quelques nuances près, les documents officiels et les quotidiens ne font usages que des kanji et des lectures de la liste jōyō kanji. L'emploi d'un caractère ou d'une lecture en dehors de ce cadre est toutefois possible en indiquant la prononciation en syllabaire kana avec des furigana. Une réforme des jōyō kanji sera publiée en 2010, elle devrait voir l'ajout de 196 kanjis et le retrait de cinq.

 

Ju jitsu: Le ju jitsu, ou jūjutsu ou encore jiu jitsu, regroupe des techniques de combat qui furent développées durant l'ère féodale du Japon pour se défendre lorsque l'on est désarmé. Ces techniques sont parfois classées en trois catégories principales : atemi waza (technique de frappe), nage waza (technique de projection) et katame waza (technique de contrôle) afin de maîtriser un adversaire. En japonais, 柔術 (jūjutsu en transcription selon la méthode Hepburn) signifie littéralement « technique de souplesse » ou « art doux » ou encore « méthode permettant d'utiliser au mieux la souplesse ». "" pour souplesse et "jutsu" pour technique. Il existe diverses transcriptions phonétiques approximatives ce qui explique les différentes orthographes. L’orthographe ju jitsu est la plus utilisée dans la littérature francophone, bien que cela ne corresponde pas à la consonance. Au début du XXe siècle, des personnes se sont inquiétées de la disparition de ce savoir, due à la modernisation de l'armée, et ont collecté les techniques de différentes écoles (ryū Ha) de ju jitsu pour en faire une pratique moderne, adaptée à la nouvelle société ; ainsi naquirent le judo, l'Aïkido ou plus récemment le jiu jitsu brésilien. De par ce fait, le ju jitsu est souvent qualifié d'« art-mère ». Note : Bien que le ju jitsu ne soit pas à l'origine du karaté, qui est une technique okinawaienne et chinoise, on en retrouve plusieurs similarités avec certaines anciennes formes de combats pratiquées sur les archipels des Ryūkyū. Bien avant l'avènement du Tode à Okinawa et dans l'archipel des Ryūkyū, les insulaires pratiquaient déjà une forme de « yawara » d'où découlent le ju jitsu et le taijutsu. Le taijutsu et le ju jitsu de cette époque étaient indissociables encore de cette forme de « yawara ». Ce taijutsu était une méthode de combat jalousement gardée secrète par la famille royale des îles Ryūkyū, les « Motobu ». C'était une méthode ancienne et incluse dans un style de Ryūkyū Kenpō qui était connue sous le terme « Udun Ti ». Elle porte aujourd'hui le nom de Motobu Ryū.

 

Judan: 10éme dan

 

Judo: Le judo (柔道, littéralement voie de la souplesse) est un art martial et un sport de combat d'origine japonaise (budō), fondé par Jigoro Kano en 1882. Il se compose pour l'essentiel de techniques de projection, de contrôle au sol, d'étranglements et de clefs. Le lieu où l'on pratique le judo s'appelle le dojo (道場, littéralement lieu d'étude de la voie). Les pratiquants (les judoka) portent une tenue en coton renforcée appelée judogi, souvent appelée à tort kimono, qui est le nom générique de la tenue traditionnelle japonaise. Le judogi est généralement blanc, mais pour faciliter la distinction entre les combattants dans les compétitions, un judoka peut avoir un judogi bleu à tous les niveaux de compétitions (si le judoka n'a pas de judogi bleu, la distinction se fera à l'aide de ceinture rouge ou blanche). Pour les compétitions à partir du niveau national, l'un des deux judoka doit revêtir un judogi bleu. Le judo se pratique pieds nus sur un tatami. Le judo est un sport olympique.

 

Judogi: Le judogi est le keikogi (la tenue) portée en Aïkido ou au au judo. Elle est parfois appelée (improprement) kimono.

 

Jûgodan: 15éme dan

 

Jûichidan: 11éme dan

 

Juji gatame: Technique de luxation.

 

Juji jime: Technique d'étranglement.

 

Jûnidan: 12éme dan

 

Jûsandan: 13éme dan

 

Jûyondan: 14éme dan

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kabuki: Le kabuki (歌舞伎) est la forme épique du théâtre japonais traditionnel. Centré sur un jeu d'acteur à la fois spectaculaire et codifié, il se distingue par le maquillage élaboré des acteurs et l'abondance de dispositifs scéniques destinés à souligner les paroxysmes et les retournements de la pièce. Les trois idéogrammes du mot signifient : chant (, ka), danse (, bu) et habileté technique (, ki). Il s'agit vraisemblablement d'ateji (caractères utilisés pour leur seule valeur phonétique), et il semble qu'il s'agisse de la forme ancienne du verbe katamuku (傾く), à l'époque kabuku, désignant ce qui était peu orthodoxe, en référence à une forme de théâtre considérée à l'époque comme d'avant-garde.

 

Kaiseki: Repas léger.

 

Kana: Les kana (le mot kana devient parfois gana dans un mot composé) sont des caractères de l'écriture japonaise qui notent chacun une more (unité de rythme différente de la syllabe). Ils ne sont donc pas similaires aux lettres de l'alphabet latin qui, elles, notent théoriquement des phonèmes. Les kanas s'utilisent conjointement aux kanji (les caractères d'origine chinoise). Ils permettent de noter phonétiquement la langue, ce qui n'est pas possible avec les kanji. Il existe deux types de kana : les hiragana, pour l'écriture des morphèmes grammaticaux et pour l'écriture (ou la transcription) de certains mots japonais ; les katakana, pour la transcription des termes étrangers et d'un grand nombre d'emprunts lexicaux non chinois. Les kana peuvent être utilisés pour aider à la lecture de kanji : on les appelle alors furigana. Les kana, bien que visuellement différents des kanji, proviennent bien, comme le bopomofo, de simplifications du tracé de quelques sinogrammes appelés man'yōgana (simplifications qui n'ont rien à voir avec celle des caractères dits « simplifiés », qu'ils soient chinois ou japonais). Ils ont conservé de cette origine une caractéristique importante : ils se tracent eux aussi dans un carré virtuel de format invariant (voir Composition d'un sinogramme pour plus de détails).

 

Kanji: Les kanjis (漢字) sont les caractères () chinois (ou sinogrammes) empruntés à la dynastie chinoise Hàn () et utilisés en langue japonaise. Les kanjis contiennent également une très petite proportion de caractères créés au Japon, appelés kokuji. La forme officielle des kanji a évolué au travers de réformes de simplification décrétées successivement à partir de 1923. Globalement, les réformes des kanji au Japon ont été moins draconiennes que celles appliquées aux sinogrammes dans la Chine d'après-guerre. Chaque kanji possède une ou plusieurs significations, de même qu'une ou plusieurs prononciations ; le contexte dicte la prononciation à adopter. Les kanji sont associés entre eux et avec des signes syllabiques (hiragana et katakana) pour former les mots et les phrases japonais. Parfois on utilise des katakana ou hiragana de petite taille au-dessus (écriture horizontale) ou à droite (écriture verticale) des kanji pour en spécifier la prononciation. Ces caractères syllabiques sont alors appelés furigana. La règle de tracé d'un kanji est identique à celle d'un sinogramme.

 

Kanpaku: Le kanpaku (関白) est un régent, ou « grand rapporteur », d'un empereur majeur au Japon. Cette fonction, qui portait auparavant le nom d'azukari mōsu, fut créée à l'ère Heian en 884 pour Fujiwara no Mototsune. À l'origine, le titre correspondait davantage à un rôle de premier conseiller ou de premier secrétaire de l'Empereur. Par la suite, à l'usage, il correspondit à un véritable régent destiné non pas à gérer les affaires publiques lors d'une minorité mais d'un empereur adulte. Au même titre que les sesshō (摂政), les kanpaku avaient quasiment les pouvoirs absolus et faisaient la politique de régence (摂関政治, sekkan seiji) de la famille Fujiwara. À l'usage, les deux titres se confondirent car le sesshō d'un empereur mineur devenait logiquement le kanpaku une fois ce dernier adulte. De même, à la mort de ce dernier, l'empereur qui lui succédait ne changeait pas de kanpaku. Ainsi, les deux titres furent regroupés sous l'appellation de Sekkan (摂関) et la famille qui détenait le titre Sekkan ke (摂関家). À partir du XIIe siècle cependant, les Fujiwara n'eurent plus le monopole du titre dont la charge eut tendance à devenir honorifique. C'est ainsi que le titre se perpétua jusqu'en 1867. À noter que l'un des plus célèbres kanpaku fut Toyotomi Hideyoshi qui, après avoir unifié le Japon lors de la période Sengoku, ne pouvait, de par ses origines paysannes, obtenir le titre de Seii Taishogun.

 

Kansetsu waza: Techniques de luxations Ude Garami, Juji Gatame, Ude Gatame, Hiza Gatame, Waki Gatame, Hara Gatam

 

Karaté: Le karaté (空手道, karate dō) est dit être un art martial japonais. Cependant, l'origine est okinawaïenne (l'île principale de l'archipel des Ryūkyū), qui a longtemps constitué un royaume indépendant du Japon, au sud de l'île de Kyūshū. En japonais, le kanji « kara » signifie le vide, et plus précisément la vacuité au sens bouddhique du terme, « te » est la technique et, par extension, la main avec laquelle on la réalise. On traduit donc souvent karaté littéralement par « la main vide ». Mais c'est une erreur dûe à une mauvaise interprétation. "" signifiant "voie", "karate dô" signifie "la voie de la main ET du vide". La main étant utilisée plutôt qu'une arme pour des raisons historiques liées à la naissance de cet art, et le vide étant représentatif de l'angle sous lequel doit être abordée cette voie du combat. Cependant, à l'origine, karaté était écrit avec les kanji 唐手, qui signifient « boxe chinoise » (« Tō De », « la main de Chine »). En 1935, à cause de la montée du nationalisme japonais, et aussi surtout à cause de l'antagonisme sino-japonais, et pour faciliter la reconnaissance et la diffusion du karaté, Gichin Funakoshi a remplacé ces kanji par l'orthographe actuelle, pour « gommer » l'origine chinoise, sacrifiant ainsi à l'usage japonais du moment.

 

Karategi: Tenue de travail des karateka.

 

Kashima Ryu: (鹿島神流) est une école d'arts martiaux japonais âgée d'environ 5 siècles (koryu). Les techniques furent formalisées par trois samuraï : MATSUMOTO Bizen no kami Ki no Masamoto, KUNII Genpachiro Kagetsugu et KAMIIZUMI Ise no kami Fujiwara no Hidetsuna en s'inspirant principalement des techniques du style appelé « l'épée de Kashima » ainsi que de leurs expériences sur les champs de bataille. Le nom Kashima provient du nom du temple et de la ville où le style fut créé, situé dans la province d'Ibaraki, au bord du Pacifique, à l'est de Tokyo. Shinryû peut être traduit par « style divin » et signifie que les principes de l'école furent inspirés par la déité célébrée dans le temple Shinto de Kashima : Takemikazuchi no Mikoto. L'enseignement comprend le combat à main nue (jujutsu) ainsi que la pratique de nombreuses armes : épée (kenjutsu et battojutsu), naginata, yari, shuriken, bâton long (bojutsu) et court (jojutsu), etc. L'école eut une évolution relativement silencieuse au cours de l'époque d'Edo puis connu un regain d'intérêt à partir du début du XXe siècle avec le 18e shihanke, Kunii Zen'ya, surnommé le Musashi de Showa. De nos jours, la pratique continue sous la direction du 19e shihanke, Seki Humitake, principalement au Japon mais aussi en Amérique du Nord, Slovénie, Allemagne et Finande. Une pratique différente, largement influencée par l'Aikido, du sabre de cette école est enseignée par Minoru Inaba au Japon, ce dernier n'ayant étudié que le sabre environ 1 an auprès de Kunii Zen'ya, prédécesseur de Seki Humitake.

 

Kata: Kata est un terme japonais désignant une forme, un ensemble de mouvements stylisés, dans les arts martiaux japonais.

 

Kata Ha Jime: Technique d'étranglement.

 

Katakana: Les katakana sont les éléments d'un des trois ensembles de caractères de l'écriture japonaise avec les kanji et les hiragana. Les katakana (片仮名, littéralement « kana fragmentaires ») sont un des deux syllabaires utilisés en japonais. Comme les hiragana – l'autre syllabaire – les katakana sont des signes correspondant à des syllabes (ka, ki, ku, ke, ko, etc.). Ils sont utilisés dans le système d'écriture japonais pour transcrire les mots étrangers, les noms propres étrangers, les noms scientifiques des plantes et animaux, et les onomatopées japonaises. Ils peuvent également servir à mettre en valeur dans un texte des mots qui s'écrivent normalement en kanji ou en hiragana.

 

Katame waza: Les techniques de contrôles sont utilisées en arts martiaux et sports de combat pour immobiliser l'adversaire. Katame waza est un terme japonais signifiant « techniques de contrôles ». Cela désigne des techniques de ju jitsu et des disciplines en découlant : judo et Aïkido. Les Katame Waza sont classées de la manières suivantes : Osae Waza (techniques d'immobilisations) Kesa Gatame, Shiho Gatame; Shime Waza (techniques d'étranglements) Juji Jime, Okuri Eri Jime, Hadaka Jime, Kata Ha Jime, Katate Jime, Morote Jime, Ashi Gatame Jime; Kansetsu Waza (techniques de luxations) Ude Garami, Juji Gatame, Ude Gatame, Hiza Gatame, Waki Gatame, Hara Gatam. En Aïkido, on travaille cinq immobilisations qui constituent cinq techniques de base (kihon waza). Dans le travail, l'immobilisation finale n'est pas une fin en soi, mais c'est toute la démarche qui amène à cette immobilisation qui est importante. Le but du travail est en fait de développer l'attitude : verticalité et équilibre (shisei); gestion de la distance et du rythme du mouvement (ma ai), placement permettant de porter des coups (atemi) tout en s'en protégeant; entrée (irimi), pivot (tenkan) et coup (atemi) permettant de déséquilibrer l'adversaire, déplacement permettant de maintenir ce déséquilibre. Les cinq immobilisation sont: ikkyo, (premier principe) la technique de contrôle porte aussi le nom de ude osae, c'est-à-dire « immobilisation du bras »; nikyo, (deuxième principe) ou kote mawashi, « rotation intérieure du poignet »; sankyo, (troisième principe) ou kote hineri, « torsion du poignet »; yonkyo, (quatrième principe) ou tekubi osae, « immobilisation de l'avant-bras»; gokyo, (cinquième principe) ou "ude nobashi" (étirement du bras). Toutes les formes peuvent se construire sur une base de ikkyo, mais il existe des formes spécifiques à certains mouvement (comme par exemple les formes uchi kaiten sankyo). Hiji kime osae ou "ude kime osae" (« immobilisation du coude ») est une immobilisation contre une attaque en piqué (tsuki); certains la considèrent comme un sixième principe (rokukyo). Il existe aussi une autre immobilisation, "ude garami" (« lier les bras »), qui consiste à "trancher" le coude du partenaire par l'arrière, permettant ainsi une clé d'épaule et une amenée au sol; la finale est celle de nikyo. L'Aïkido utilise également des immobilisations après projection : kote gaeshi ; shiho nage.

 

Katana: Symbole de la caste des samuraï, le katana () est un sabre (arme blanche courbe à un seul tranchant) de plus de 60 cm. Il est porté glissé dans la ceinture, tranchant dirigé vers le haut (vers le bas si le porteur est un cavalier). Porté avec un wakizashi, ils forment le daisho. Certaines périodes de l'histoire japonaise étant plus calmes, le katana avait plus un rôle d'apparat que d'arme réelle. Le katana est une arme de taille (dont on utilise le tranchant) et d'estoc (dont on utilise la pointe). Par extension, le terme katana sert souvent à désigner l'ensemble des sabres japonais (Tachi, uchigatana etc.). Sa production dépasse celle du tachi pendant l'ère Muromachi (après 1392).

 

Katate jime: Technique d'étranglement.

 

kazoku: Le kazoku (華族, littéralement, « ascendance fleurie ») désigne la noblesse du Japon qui a existé entre 1869 et 1947. En 1869, les oligarques de la période Meiji, dans le cadre de leurs réformes d'occidentalisation du système politique japonais, fusionnèrent le kuge (la noblesse de la Cour impériale de Kyōto) et les daimyō (les seigneurs féodaux) en une seule classe aristocratique. Ito Hirobumi, un des acteurs de la Restauration Meiji et plus tard l'un des auteurs de la Constitution de 1889, destinait le kazoku à servir de rempart pour l'empereur et l'institution impériale « restaurée ». En plus de la noblesse préexistante, les dirigeants japonais accordèrent le statut de kazoku aux personnes ayant brillamment servi le pays. En 1884, le gouvernement divisa le kazoku en cinq rangs explicitement basés sur la noblesse britannique. Ce système utilise des titres dérivés des anciens titres de noblesse chinois qui, fortuitement, sont au nombre de cinq :

  • Prince ou Duc (公爵, kōshaku)
  • Marquis (侯爵, kōshaku)
  • Comte (伯爵, hakushaku)
  • Vicomte (子爵, shishaku)
  • Baron (男爵, danshaku)

Comme dans la noblesse britannique, seuls le porteur actuel du kazoku et son consort étaient considérés comme appartenant au kazoku. Les nobles des deux premiers rangs, à savoir les princes et les marquis, devenaient automatiquement membres de la Chambre des Pairs dès leur nomination ou dès leur majorité (pour les pairs étant mineurs à leur nomination). Les comtes, vicomtes et barons élisaient 150 représentants de leur rang pour siéger dans cette assemblée. Ces titres se transmettent selon la règle de la primogéniture, bien que les maisons nobles adoptent souvent des fils de branches collatérales de leur propre famille pour empêcher leur lignée de s'éteindre. En 1904, un amendement de la Loi de 1889 permet aux princes mineurs (ō) de la famille impériale de renoncer à leur statut impérial et de devenir eux-mêmes pairs ou héritiers de pairs sans descendance. Initialement, il y avait 11 princes (n'appartenant pas à la famille impériale) ou ducs, 24 marquis, 76 comtes, 324 vicomtes et 74 barons pour un total de 509 pairs. En 1928, après de nombreuses promotions et anoblissements, il y avait un total de 954 pairs (18 princes ou ducs, 40 marquis, 108 comtes, 379 vicomtes et 409 barons). La distribution des titres aux familles issues du kuge dépendait de la plus haute fonction occupée par un des membres de la famille. Ainsi, les héritiers des cinq familles de régents (go seike), branches du clan Fujiwara, devinrent tous princes : Konoe, Takatsukasa, Kujo, Ichijo et Nijo. Les chefs des autres familles issues du kuge furent faits marquis : Daigo, Hamuro, Hirohata, Kazan'in, Kikutei, Koga, Nakamikado, Nakayama, Oinomikado, Saga, Sanjo, Saionji, Shijo et Tokudaiji. De plus, la famille Sho, l'ancienne famille royale des îles Ryūkyū, se vit également attribuer le titre de marquis. Hormis les Tokugawa, la distribution des titres de kazoku pour les anciens daimyō dépendait du revenu en riz de ces seigneurs féodaux : ceux qui percevaient plus de 150 000 koku devinrent marquis, ceux qui percevaient plus de 50 000 koku devinrent comtes, etc. L'ancien shōgun, Tokugawa Yoshinobu, devint prince, les chefs des branches primaires de la famille Tokugawa (shimpan daimyō) devinrent marquis et les chefs des branches secondaires devinrent comtes. La Constitution du Japon abolit le kazoku et mit fin à l'utilisation des titres de noblesse en dehors de la famille impériale. Néanmoins, les descendants des anciennes familles du kazoku continuent à occuper des postes de première importances dans la société et l'industrie.

 

Keiko: Exercice, pratique, entraînement.

 

Keikobakama: Hakama d'entraînement.

 

Keikogi: (稽古着) est un mot japonais signifiant littéralement « vêtement d'entraînement » ; il est composé de keiko (la pratique, l'entraînement, l'action) et de gi (vêtement, tenue, ensemble de vêtements composant une tenue). On parle parfois de dogi, « vêtement de pratique de la voie » ; la veste est parfois désignée par le terme shitagi, littéralement « sous-vêtement », et qui était la veste portée sous l'armure par les samuraï (en japonais moderne, le terme désigne les sous-vêtements féminins). Il désigne la tenue utilisée pour l'entraînement aux budō (arts martiaux japonais), que l'on appelle aussi à tort kimono. En judo, on parle de judogi, au karaté on l'appelle karategi, et au taekwondo on le nomme dobok ou dans les arts martiaux vietnamiens vo phuc. Il est simplement appelé keikogi par les Aïkidoka.

 

kempo: Le kenpō (拳法) est un mot japonais qui signifie « méthode du poing », parfois traduit à tort « loi du poing ». Le terme « ken » dériverait du chinois « K'iuan » ou « Quan » , qui dans les textes anciens évoque la force autant que le poing. C'est un terme généralement employé pour désigner les arts martiaux japonais d’origine chinoise. Les premiers échanges avec le Japon daterait du XIIIe siècle par le biais de moines bouddhistes de Shaolin. Le shaolin quan fut diffusé sous différentes formes dans toute l’Asie, notamment au Japon et dans l'archipel des Ryūkyū, plus particulièrement à Okinawa, dont le kenpō le plus célèbre s’appellera karaté. Il y a de nombreux styles de kenpō, les plus répandus sont les kenpō japonais, les kenpō okinawaïen et le kenpō américain lui-même issu en grande partie du kenpō hawaïen. Le kenpō fut également surnommé le kung fu japonais. Depuis quelques années, notamment depuis l'ouverture de l'ancien bloc soviétique, le kenpo bulgare se diffuse lui aussi en particulier grâce aux démonstrations lors du festival des arts martiaux de Bercy. La transcription « kempo » renvoie à la branche japonaise, et la transcription « kenpo » à la branche hawaïenne. Ces commodités d'écriture permettent aux connaisseurs de classer ainsi la myriade de disciplines portant le même nom générique. Il convient de noter qu'initialement, ce fut un terme générique pour un grand nombre de disciplines martiales issues de l'ile d'Okinawa.

 

Kendo: Le kendo (剣道 / 劍道, littéralement la voie du sabre) est la version moderne du kenjutsu (剣術, techniques du sabre), l'escrime au sabre pratiquée autrefois au Japon par les samuraï. Par version moderne, il faut comprendre que le kendo n'est pas seulement un art martial mais également un sport de compétition, aujourd'hui largement pratiqué dans le monde. Le kendo ne se résume toutefois pas à un simple ensemble de techniques et de tactiques du combat au sabre. Il comprend également un volet spirituel. Le kendo permet à ses pratiquants de développer leur force de caractère et leur détermination.

 

Kenjutsu: Le kenjutsu (剣術, littéralement « technique du sabre ») est l'art du sabre des samuraï. Il appartient aux anciens arts martiaux japonais et entre dans la catégorie des bujutsu, techniques guerrières du Japon féodal. On considère que le kenjutsu est seulement enseigné dans les anciennes écoles ou koryu à l'exclusion des formes modernes, créées après 1868. Il ne peut être appris qu'auprès du soke (Grand Maître) ou d'enseignants ayant reçu l'autorisation de ce dernier, directement ou indirectement pour les écoles plus répandues. Cette condition de transmission en limite la diffusion mais garantit son authenticité. On pratique le kenjutsu généralement sans protections même si parfois on trouve des protections de main ou de tête. L'entraînement se fait à deux avec un bokken ou un shoto. Au niveau le plus élevé, il est exécuté avec un katana ou un wakizashi.

 

Kesa gatame: Technique d'immobilisation.

 

Kesa giri: Coupe au sabre vers la tempe de l'adversaire.

 

Ki: Le qi ( , littéralement « souffle, énergie »), ou ki (), est un concept essentiel de la culture chinoise. Dans cette approche spirituelle, le qi englobe tout l'univers et relie les êtres entre eux ; dans un organisme vivant, il circule à l'intérieur du corps par des méridiens qui se recoupent tous dans le « centre des énergies » appelé « champ du cinabre », seika tanden au Japon et dāntián en Chine. Il est donc présent dans toutes les manifestations de la nature. Le concept de qi n'a pas d'équivalent précis en Occident. On peut toutefois noter de nombreux liens de convergence avec la notion grecque de pneuma (ayant pour traduction « souffle »), et dans la même optique avec la notion d'esrit, en latin « spiritus » (dérivé de spirare = souffler) qui signifie souffle, vent. Un concept indien s'en rapproche : le prana.

 

Kiai: Kiai (japonais), Chi yi ou Qi i ou Fa sheng (en Chine), Het (vietnamien) ou Kihap (coréen), désigne dans les arts martiaux, le cri de combat qui précède ou accompagne l'application d'une technique. Ce cri est utilisé notamment pour marquer une volonté d'action, ou bien pour perturber la concentration de l'adversaire.

 

Kihon: Les kihon sont les bases des budo. les kihon sont différenciés en plusieurs rubriques: techniques de base, postures de base, déplacements de base. Si l'on compare un budo à un langage, alors les kihon sont le vocabulaire de base, les kata sont des phrases toutes faites et les « applications » (bunkai et entraînements à deux type kumite) sont des mises en pratiques dans le langage courant. Au karaté, les kihon sont des techniques de défense, d’attaque et de déplacements que l’on répète seul. Le senseï montre un mouvement précis et le fait répéter d'un bout à l'autre du tatami. Ces techniques sont des attaques aussi bien que des blocages avec contre-attaques. Ils sont composés d’une seule technique ou d’un enchaînement. C'est l'occasion pour les débutants d'apprendre les techniques de base, et pour les initiés d'améliorer leur aptitude à exécuter correctement et avec force la technique, et de maîtriser les mouvements et les sensations. Cette étape de l'entraînement prépare en fait la suivante, le kumite. Au kyudo, les kihon sont les postures de bases "shisae" et mouvements de bases "doza" nécessaires à la discipline. Ces bases sont integrées par le pratiquant pour obtenir une attitude juste dans la pratique.

 

Kihon waza: En Aïkido, on travaille cinq immobilisations qui constituent cinq techniques de base (kihon waza). Les cinq immobilisation sont: ikkyo, nikyo, sankyo, yonkyo, gokyo.

 

Kimono: Le kimono (着物, de kiru et mono, littéralement « chose que l'on porte sur soi ») est le vêtement traditionnel japonais. Il est souvent confondu, à tort, avec les vêtements d'entraînement des arts martiaux (keikogi, judogi, karategi). Avant l'introduction des vêtements occidentaux au Japon, le terme kimono désignait tous les types de vêtements ; de nos jours il se réfère à la robe traditionnelle japonaise, de forme T, portée essentiellement pour les grandes occasions. Le kimono descend du kosode, un vêtement utilisé auparavant comme sous-vêtement. Il est formé de rectangles de tissus pliés et cousus, mais jamais recoupés ; il est rectiligne, tombant jusqu'aux pieds ou chevilles, suivant la formalité de l'ensemble et la personne qui le porte. Sa particularité consiste dans ses manches très longues, pouvant aller jusqu'au sol pour les kimono des jeunes femmes (furisode). Le kimono se porte toujours côté gauche sur côté droit : d'une part cela permettait de cacher une arme (tanto), d'autre part, les morts sont habillés en croisant dans le sens inverse . Il est tenu en place par une large ceinture nouée dans le dos, appelée obi. Un kimono neuf est particulièrement onéreux, son prix pouvant s’élever à plusieurs milliers d'euros, et le porter est particulièrement compliqué. De nos jours, le kimono est surtout connu par le biais du jour des vingt ans (seijin shiki, 人式), où les jeunes Japonaises portent un furisode pour la photo traditionnelle. Parmi les plus chers, le furisode porté pour cette fête est souvent loué pour l'occasion. Un usage plus courant du kimono est réservé aux membres de la « très grande bourgeoisie », qui peuvent s'offrir les différents kimono correspondant aux phases de la vie (jeunesse, âge mur, etc.) et parfois aux saisons. Cependant, ces dernières années ont vu naître un engouement pour les kimono d'occasion ou sa version simplifiée le yukata.

 

Kiza: Kiza est un terme japonais qui désigne une posture d'assise. La personne est assise sur ses talons, les orteils sont repliés sous les fesses. Il s'agit d'une variante de l'assise plus commune : le seiza.

 

Kobudo: Le terme kobudō (古武道) vient de ko () qui signifie ancien, bu (), la guerre, et () la voie. L'acceptation moderne du terme recouvre toutes les pratiques d'armes associées aux arts martiaux japonais. Deux courants principaux sont à distinguer, d'une part celui des arts martiaux pratiqués sur l'île principale Honshū, et d'autre part celui des arts martiaux insulaires issus de l'archipel d'Okinawa et des îles Ryū Kyū.
Un troisième courant bien distinct mais à la diffusion plus confidentielle a été transmis au sein de la famille royale d'Okinawa, le Motobu ha.

 

Koicha: Thé fort.

 

Koku: Un koku () est une unité du Japon médiéval qui servait a définir la richesse d'un fief. Elle représente la quantité de riz mangée par un japonais en un an : 180,39 litres de riz. On utilisait le koku comme unité de mesure de volume (par exemple pour la quantité de marchandises qu'un bateau pouvait emporter). Dans la version française de Musashi (La Pierre et le Sabre/La Parfaite Lumière), roman d'Eiji Yoshikawa, le traducteur Léo Dilé utilise le mot boisseau.

 

Kokuji: Les kokuji (国字) sont des kanji créés au Japon et non en Chine. « Kokuji » signifie littéralement « caractère national ». Les kokuji ont commencé à être créés au VIIIe siècle. La plupart n'ont pas de lecture on. Certains ont été empruntés par les Chinois (comme « 働 ») ou les Coréens. Il existe plus de 150 kokuji dans les kanji compris dans le codage Unicode, mais seulement 6 font partie des jōyō kanji.

 

Koryu: En Japonais, Koryū (古流, littéralement « École ancienne ») désigne les écoles d'arts martiaux japonais antérieures, du point de vue de leur fondation, à la restauration Meiji (1866) ou à l'Édit Haitōrei (1876), qui interdit le port du sabre. Le terme de koryu est employé pour désigner une école « traditionnelle ». La raison d'être d'une koryū était la préparation à la guerre et la transmission intégrale d'un enseignement hérité d'un illustre samuraï fondateur de la koryu. Ainsi on peut aujourd'hui découvrir auprès d'un maître les techniques et l'esprit de Ito Ittosaï, de Muso Gonnosuke, de Bokuden, de Miyamoto Musashi, dans respectivement la Itto Ryu, la Shinto Muso Ryu, la Bokuden Ryu ou aussi la Kashima Ryu, et la Hyoho Niten Ichi Ryu. Pour beaucoup de pratiquants d'arts martiaux modernes, les koryū appartiennent à un passé de légende et ignorent jusqu'à l'existence de ces écoles. On rapporte ce que des auteurs précédents ont écrit et cela passe pour vérité. Pour couper court aux on-dit et aux déformations, la démarche traditionnelle est d'entrer dans une koryu et de s'exercer durant de longues années très régulièrement. Le plus simple aujourd'hui à l'heure d'internet et du téléphone est de contacter directement des antennes nationales ou les maisons mères. Dans les arts martiaux anciens, connaître passe impérativement par le keiko (l'exercice) appuyé sur la transmission des anciens keiko, l'expérience des maîtres. Pour celles et ceux qui poussent la porte de ces dojo, les koryū offrent une expérience à chaque fois différente car elles n'ont de référence qu'elles-mêmes et l'exemple de leur fondateur. Ces exemples de dignité par l'effort de "ne rien oublier, ne rien changer et ne rien ajouter" est souvent mal compris car, en profondeur ce qui est le véritable niveau de la maîtrise, une modification de la technique peut répondre à une exigence même des principes de l'école et une conservation de la technique à l'identique peut correspondre à une perversion des principes du fondateur de l'école. Seule la haute maîtrise sanctionnée par le Grand Maître précédent et la reconnaissance de ses pairs peut authentifier la juste conduite de l'école à travers le temps, par delà les modes et les personnalisations superficielles. Elles sont regroupées au sein de 2 organisations prestigieuses qui promeuvent les arts martiaux du Japon ancien : la Nihon Kobudo Kyokai (membre de la Nihon Budokan) et la Nihon Kobudo Shinkokai. Certaines koryū ont choisi de ne pas être membres de ces organisations.

 

Koshi ita: Dosseret rigide du hakama.

 

Kosode: Vêtement utilisé auparavant comme sous-vêtement.

 

Kote gaeshi: Immobilisation après projection.

 

Kote hineri: Torsion du poignet.

 

Kote mawashi: Rotation intérieure du poignet.

 

Koto: Le koto ( en japonais, ou en japonais classique) est un instrument de musique à cordes pincées utilisé en musique japonaise traditionnelle, notamment dans le kabuki et le bunraku. Originaire de Chine (gŭzhēng), il fut introduit au Japon entre le VIIe siècle et le VIIIe siècle et était joué principalement à la Cour impériale ; l'usage s'en est ensuite démocratisé. Le koto est une longue cithare (en forme de dragon tapi), mesurant environ 1,80 m de long et comptant 13 cordes. La caisse est traditionnellement fabriquée en bois de paulownia évidé, et les hauts chevalets amovibles, en ivoire. Ses cordes sont en fil de soie que l'on pince avec des grattoirs en ivoire.

 

Kuge: Le kuge (公家) était une classe aristocratique japonaise qui a dominé la Cour Impériale de Kyōto jusqu'à l'avènement du shōgunat au XIIe siècle, à partir de quand il fut éclipsé par les daimyō. Le kuge continua de former une Cour restreinte autour de l'empereur jusqu'à la Restauration Meiji. À l'origine, le terme kuge, alors lu kōke ou ōyake et signifiant littéralement « maison publique » ou « famille publique », désignait la maison de l'empereur du Japon. Après avoir dénommé l'empereur et sa Cour, il finit par être attribué à l'ensemble des nobles et hauts fonctionnaires fréquentant et travaillant à la Cour jusqu'à la Restauration Meiji, par opposition avec les buke (武家, familles guerrières ayant juré fidélité au shōgun). Après l'établissement du pouvoir politique des guerriers, le mot désigne en général l'ensemble du pouvoir et de l'administration de la Cour impériale, qu'ils soient nobles ou roturiers. Le kuge était composé de deux classes : le dōjō (堂上), constitué des nobles qui s'asseyaient sur le sol avec l'empereur ; et le jige (地下), regroupant les gens qui n'étaient pas autorisés à le faire. Bien que le kuge se compose de ces deux classes, on utilise souvent ce terme pour désigner le dōjō seul, c'est-à-dire les nobles. Les plus hautes fonctions de la Cour impériale, appelées kugyō (公卿), étaient réservées aux membres du dōjō kuge. Pendant la période Edo, il y a avait environ 130 familles de dōjō kuge. Les membres les plus importants des familles du kuge étaient appelés Sesshō ou Kanpaku et agissaient en tant que régents impériaux ; ces fonctions étaient réservées aux membres du clan Fujiwara. Bien qu'ils aient perdu la majeure partie de leur pouvoir politique, les membres du kuge cultivaient les rites de la Cour et conservaient une influence culturelle notable. Par exemple, lors de la période Sengoku, ils perdirent une grande partie de leurs biens financiers et ne purent donc plus agir comme mécènes. Néanmoins, ils passèrent maîtres dans certains domaines comme l'écriture de waka ou le maniement d'instruments comme le biwa et s'entouraient de disciples choisis parmi les daimyō et les riches roturiers. En tant que maître dans un certain domaine, chaque kuge délivrait à ses disciples des licences certifiant qu'ils avaient effectivement suivi ses enseignements et les autorisant à pratiquer en public voire à enseigner cet art. Les disciples devaient payer une taxe aux kuge pour chaque licence reçue. Pendant la période Edo, ceci représentait une importante source de revenus pour les nobles. En 1869, pendant la Restauration Meiji, les kuge et les daimyō se réunirent pour ne former qu'une seule classe aristocratique, le kazoku.

 

Kumijo: Exercices à deux en AÏki Jo.

 

Kumite: Le kumite (組手) est le combat conventionnel du karaté. Le kanji (kumi) signifie « groupe » et le kanji (te) désigne la main, ce qui implique le fait de travailler à deux et non pas de manière isolée. Si l'on compare cette pratique à un langage, alors les kihon sont le vocabulaire de base, les kata sont des phrases toutes faites et les « applications » (bunkai et entraînements à deux type kumite) sont des mises en pratiques dans le langage courant. Le kumite se pratique à deux partenaires. Les attaques et les blocages peuvent êtres définis ou libres. Le combat libre est appelé ju kumite.

 

Kung fu: Les arts martiaux chinois, popularisés sous le nom de kung-fu ou boxes chinoises, également désignés par les termes mandarins wǔshù (武术), gúoshù (国术) ou quánfǎ (拳法), sont constitués des centaines de styles différents de combat à main nue ou armé, qui ont été développés en Chine au fil des siècles. Kung-fu est en Occident le nom généralement donné aux arts martiaux chinois externes comme internes, bien que l'on utilise rarement ce terme pour désigner le taiji. Ce terme, transcription de 功夫 (gōngfu) a été introduit en Europe dans les années 1970 pour désigner les films chinois d'arts martiaux. Ce mot sonnait mieux d'un point de vue phonétique et mnémotechnique à l'oreille des Occidentaux. Les termes « gong » et « fu » traduits littéralement et séparément ont une toute autre signification que "arts martiaux" chinois. « gong » désigne la « maîtrise », le « perfectionnement » ou la « possession d'un métier ». Le terme est à rapprocher d'un point de vue sémantique de la notion d'artisan tel qu'il était usité en Europe au XIXe siècle : ce terme désignait l'homme de métier qui par un apprentissage auprès d'un maître acquérait cultures, techniques et savoir-faire. « Fu » désigne les techniques en tant que contenu. On peut ainsi dire de quelqu'un qu'il possède le « gong fu » en gastronomie, le « gong fu » en peinture, ou le « gong fu » en musique, etc. On appelle également gongfu cha (功夫茶gōngfuchá) pour désigner l'art du thé.

 

Kyōiku kanji: 1006 premiers kanji que les Japonais apprennent au primaire (et qui font partie des jōyō kanji).

 

Kyū: Kyu ()est un terme d'origine japonaise utilisé dans les arts martiaux ainsi que d'autres pratiques traditionnelles japonaises comme l'ikebana, le go ou la cérémonie du thé pour signaler les différentes étapes de la progression d'un débutant avant l'obtention d'un grade dan. Alors que le système des grades dan est comparable dans toutes les activités où il s'applique, le système des grades kyu varie considérablement d'une activité à l'autre. Les kyu sont rangés par ordre décroissant, jusqu'au premier kyu (初級, shokyū), dernière étape avant le premier dan (初段, shodan), mais le nombre de degrés varie. Il y a ainsi plus de trente niveaux kyu à passer pour les joueurs de go, alors que les arts martiaux en comptent traditionnellement six. Dans la plupart des cas, la collation de grades kyu se fait sous la seule responsabilité de l'enseignant, sans avoir à un référer à une autorité supérieure comme c'est le cas pour les dan. Les budō plus traditionnels, en plus du système de kyu et de dan, ont une hiérarchisation de responsabilité : Oku iri, moguroku, gogmoguroku, etc. jusqu'à menkyo kaiden (grand Maître), ou d'enseignement  : hanchi, shihan, kyoshi, renshi etc. Pour autant, tous commencent par les kyu. En Aïkido, certains enseignants lient l'obtention du hakama à celle d'un kyu particulier, en général le 3e, 2e ou le 1er. Il n'existe cependant pas de règle générale, ce choix restant à la discrétion de chaque enseignant. On lie surtout le port du hakama à une aisance de déplacement debout et à genoux, que complique ce vêtement pour un débutant faisant ses premières armes.

 

Kyudo: Le kyūdō (弓道, literalement « la voie de l'arc ») est un art martial Japonais (budō), issu du tir à l'arc guerrier (kyūjutsu). Cette discipline se singularise de sa contrepartie occidentale par les influences mélangées propres à la culture japonaise: le zen, le Confucianisme et aussi le taoïsme et shintoisme. Le kyūdō est une des voies martiales japonaises, cherchant le développement de la discipline du corps et du groupe, par la maîtrise des gestes. Le pratiquant recherche un mouvement parfait, pour pouvoir transcender à la fois le désir de l'ego et l'objectif très terre à terre, consistant à percer une feuille de papier servant de cible, avec un minimum de tension musculaire et un maximum d'énergie spirituelle, ki. La gestuelle esthétique résulte d'une chorégraphie codifiée. Atteindre précisément la cible est la conséquence du bon équilibre entre un corps et un esprit disciplinés et harmonisés. Le deuxième pendant de cette discipline est le développement du tir dans un comportement social entre archers, c'est-à-dire l'étiquette: un tir ne se déroule pas sans qu'un archer ne tienne compte du contexte, de l'environnement et des personnes présentes. Le mot kyūdō est composé de deux idéogrammes (kanji) signifiant : kyū, arc et dō, voie. Kyūdō se traduit par la voie de l'arc. Comme pour tout mot composé de leur langue, les japonais se servent de vieux vocables chinois plutôt que de leurs prononciations autochtones. kyū (arc) est l'ancien vocable chinois, alors que yumi (arc) est le vocable japonais désignant l'arc en général. Son idéogramme est une clé de la composition d'autres idéogrammes (comme un préfixe) et signifie la force. La voie () ici est la même qui se retrouve dans jūdō, kendō, Aïkidō etc. Elle désigne une discipline et un chemin d'accomplissement.

 

Kyudan: 9éme dan

 

Kyūjutsu: Le kyūjutsu (弓術), tir a l'arc guerrier, était utilisé sur les champs de bataille bujutsu. L'arc était l'arme symbole du samouraï. Une fois les armes a feu introduite au japon au XVIe siècle, le kyūjutsu a perdu son utilité et a muté pour devenir le kyūdō.

 

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Ma ai: Gestion de la distance et du rythme du mouvement.

 

Mae geri: (前蹴り) Il s'agit d'un coup de pied de front direct vers l'abdomen de l'adversaire. Deux variantes : Mae Geri keage (Coup de pied direct fouetté) et Mae Geri kekomi (Coup de pied pénétrant). Description du mouvement : le combattant est en position de garde. Il lève le genou de sa jambe arrière devant lui. Il s'agit de la préparation du coup. Ensuite le coup part en dépliant le genou. Le combattant doit être en mesure d'en enchainer plusieurs sans poser le pied a terre. Il s'agit d'une question d'équilibre, ce qui est très important.

 

Manga: Un manga (漫画 ou まんが) est une bande dessinée japonaise. Le mot manga est souvent utilisé de façon impropre pour désigner, par extension, une bande dessinée non-japonaise respectant les codes des productions populaires japonaises ou pour nommer d'autres produits visuels rappelant ces bandes dessinées (dessins animés, style graphique…). Manga souvent traduit littéralement par « image dérisoire » ou « dessin non abouti », est composé de ga (), qui désigne la représentation graphique (« dessin », « peinture » ou toute image dessinée - comme l'estampe), et man (), « involontaire », « divertissant », « sans but », mais aussi « exagérer », « déborder » (qui peut être interprété comme caricature), ainsi qu'« au fil de l'idée », ainsi on pourrait aussi bien le traduire par « dessin au trait libre », « esquisse au gré de la fantaisie », « image malhabile » ou tout simplement caricature ou grotesque dans le sens de Léonard de Vinci. Le terme devient courant à la fin du XVIIIe siècle avec la publication d'ouvrages tels que Mankaku zuihitsu (1771) de Kankei Suzuki ou Shiji no yukikai (1798) de Kyoden Santo et au début du XIXe siècle avec Manga hyakujo en 1814 de Minwa Aikawa. Également en 1814, Hokusai, le peintre de la célèbre vague, nomme les images de grimaces qu'il a commencé à dessiner hokusai manga, c'est ce dernier ouvrage qui fit connaitre le mot en occident. Il aurait été ainsi choisi pour son analogie avec un terme similaire dans l'ancien temps mais dont l'écriture diffère et qui décrit la conservation de proies dans les becs des pélicans indiquant des scènes prises sur le vif - comme l'oiseau fondant sur sa proie. Il ne prend le sens précis de « bande dessinée » qu'au cours du XXe siècle, avec l'introduction de celle-ci au Japon. Lorsqu'elle y devient très populaire, après 1945 et grâce à Osamu Tezuka, le terme s'impose pour ne finir par ne plus désigner qu'elle. C'est ce terme qui a été utilisé à l'étranger (France, États-Unis, Allemagne, etc.), pour caractériser la bande dessinée japonaise, dont il est devenu un synonyme, et parfois grossièrement ramené à un genre.

 

Man'yōgana: Les man'yōgana (万葉仮名), sinogrammes dérivés des kanji, sont l'ancienne forme des kana japonais et sont apparus durant la période Nara (710-794). Le terme man'yōgana provient du Man'yōshū (万葉集, « Anthologie des innombrables feuilles »), une anthologie poétique de l'ère Nara écrite elle-même intégralement en caractères man'yōgana. Le principe fondamental des man'yōgana a été de n'utiliser les kanji que pour leur valeur phonétique, c'est-à-dire sans prendre en compte leur signifié. Il en résulte que plusieurs kanji distincts pouvaient être utilisés pour rendre le même son, et, dans la pratique, les lettrés utilisaient souvent les associations de kanji les plus heureuses. Les kanji utilisés pour les man'yōgana ont abouti aux hiragana et aux katakana. Les hiragana sont en effet des man'yōgana écrits de façon cursive et les katakana sont issus d'éléments extraits des man'yōgana, syllabaires développés par des moines bouddhistes dans l'optique de faciliter l'apprentissage de l'écriture. Dans certains cas, pour une syllabe donnée, le man'yōgana qui a abouti à son équivalent hiragana actuel n'est pas le même que celui du katakana équivalent à cet hiragana. Par exemple, le hiragana ru est dérivé du man'yōgana , tandis que le katakana ru provient du man'yōgana . L'étude des man'yōgana montre qu'ils peuvent représenter plus de sons que les hiragana et les katakana, à raison de 8 voyelles contre les 5 actuellement en vigueur. Le recours à de multiples kanji pour une unique syllabe a également donné naissance aux hentaigana (変体仮名), écriture alternative des hiragana. Toutefois, les hentaigana ont été officiellement abandonnés en 1900. À l'heure actuelle, les man'yōgana apparaissent encore dans certains dialectes régionaux. De même, il est encore possible de rencontrer des ateji (当て字), phénomène comparable aux man'yōgana puisqu'il s'agit d'utiliser des kanji pour leurs valeurs phonétiques (par exemple 倶楽部 pour kurabu, « club »).

 

Matcha: Le matcha (抹茶), occasionnellement écrit maccha, est une poudre très fine de thé vert moulu, qui a été broyé entre deux pierres. Il est utilisé pour la cérémonie du thé japonaise et comme colorant ou arôme naturel avec des aliments tels que le mochi, les soba, la crème glacée au thé vert et une variété de wagashi (和菓子, des pâtisseries japonaises). La région la plus réputée pour son matcha est Nishio, dans la préfecture d'Aichi ; le matcha de Nishio est appelé Nishiocha. Le matcha est généralement assez cher comparé à d'autres formes de thé, bien que son prix dépende de sa qualité. Il peut être difficile à trouver hors du Japon, comme peuvent l'être les instruments utilisés traditionnellement pour le préparer et le consommer. Il semblerait que le thé en poudre fut inventé en Chine durant la dynastie Song (960-1279). La préparation et la consommation de ce thé devint un rituel sous l'influence des bouddhistes Chan, qui le buvaient dans un bol commun en guise de sacrement. Le bouddhisme Chan (aussi connu sous le nom japonais de zen), et avec lui le thé en poudre, fut importé au Japon en 1191 par le moine Eisai. Le thé en poudre fut par la suite oublié en Chine, tandis qu'il devint populaire au Japon. Au XVIe siècle, le maître de thé Sen no Rikyû formula les principes du chanoyu, la cérémonie du thé japonaise, et indiqua que le matcha était le thé à utiliser dans ce contexte.

 

Mawashi geri: (回し蹴り) C'est un coup de pied circulaire. Le combattant en position de garde va pivoter son bassin vers la droite ou vers la gauche , puis lever le genou droit ou gauche. Ensuite, il détend la jambe pour frapper son adversaire avec la partie intérieur du pied. Ce coup de pied peut être donné au genou (mawashi geri gedan), dans les côtes (mawashi geri chudan) ou au visage (mawashi geri jodan). C'est un coup de pied très puissant et très utile notamment dans les combats du karaté traditionnel.

 

Metsuke: Les metsuke (目付) sont des censeurs et policiers de l'ère Edo, au Japon, chargés de surveiller les hatamoto (旗本) et les gokenin (御家人) par les wakadoshiyori (若年寄). En 1732, leur nombre passa de 1 à 10. Ils avaient une autorité assez grande. Vers la fin du bakufu d'Edo, il y avait 20 titulaires et leur fonction s'était étendue à diverses charges administratives. Leur origine remonte au début de l'ère Muromachi et, à l'époque Sengoku ; les daimyô les utilisaient pour se renseigner sur la conduite des guerriers. metsuke ou metsukai, le regard. Terme utilisé dans les budo. Dans les Arts martiaux japonais, une partie de l'apprentissage concerne le regard. Le regard reflète l'état émotionnel du combattant, il est une faille utilisable par l'adversaire. Le pratiquant travaille sur le regard pour ne plus reflèter son état intérieur. Inversement, cette contrainte éduque et appaise le mental. La position des yeux est aussi étudiée afin d'englober du regard l'ensemble de l'environnement sans pour autant se fixer sur un seul point.

 

Mochi: Le mochi () est une préparation à base de riz qui accompagne de nombreuses recettes au Japon. On l'appelle dango mochi ou simplement dango (団子) lorsqu'il prend la forme de boulettes. Le mochi est obtenu par pétrissage de riz cuit, prenant alors l'aspect d'une pâte particulièrement visqueuse. On consomme le mochi lors des grandes occasions et en particulier pendant les fêtes du nouvel an. Sa préparation constitue un rite festif, et il est courant de voir fabriquer les mochi, en pleine rue, ou en public. Du fait de sa grande viscosité, les étouffements sont très fréquents. La consommation rapide et abondante de mochi provoque chaque année quelques dizaines de morts au Japon. Au Japon l'expression « peau de mochi » désigné une peau douce et ferme mais rebondie. On pourrait l'assimiler à notre expression « peau de bébé », à la différence que « peau de mochi » s'applique uniquement aux femmes et possède une forte connotation sexuelle.

 

 

 

 

 

 

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Nidan: 2éme dan

 

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Rokudan: 6éme dan

 

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Sandan: 3éme dan

 

Shi: le guerrier.

 

Shichidan: 7éme dan (parfois transcrit sitchidan)

 

Shodan: 1ére dan

 

Shomen uchi: (正面打ち) Uke tente de frapper le sommet de la tête de l'adversaire avec le tranchant de la main (men désignant le front). La main doit monter et descendre sur l'axe médian du corps, et le coup doit tomber avec l'idée de trancher l'adversaire jusqu'au bassin, comme dans une coupe de sabre. Lorsque la position de départ est une garde hanmi — on présente la moitié du corps, un côté (hanche, bras et jambe) est en retrait par rapport à l'autre — l'attaque se fait en avançant la jambe et le bras arrière (attaque sur un pas). Mais il est aussi possible de réaliser cette attaque à partir du côté avant. En Aïkido, dans les deux cas, la position finale est gyaku ai hanmi : si tori a le pied droit en avant uke aussi. Lorsque l'attaquant lève le bras pour armer le coup, il crée une ouverture dans sa garde. Le bras doit donc monter sur l'axe médian afin de protéger le visage contre une contre-attaque. Lorsque l'attaque se fait sur un pas, le bras doit descendre au moment où la jambe avance, afin de ne pas s'approcher du partenaire avec sa garde ouverte. Si l'attaque se fait avec un tantō (couteau-sabre), celui-ci est tourné tranchant vers le bas. La frappe shomen est également un mouvement de sabre (voir Kendo et Kenjutsu).

 

Sokumen uchi: (側面打ち) Comme dans yokomen uchi, il s'agit de frapper la tempe, mais en croisant le bras (ainsi le bras droit frappe la tempe droite).

 

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Yoko geri: Yoko geri keage (Coup de pied latéral fouetté) et Yoko eri kekomi (Coup de pied latéral pénétrant). Il faut pivoter son bassin, tourner légèrement son pied avant puis ramener son genou arrière près de son flanc et donner un coup a l'horizontal au niveau des côtes de l'adversaire. Ce coup de pied est extrêmement efficace et peut être utilisé pour "casser" l'adversaire en deux, ou pour le repousser.

 

Yokomen uchi: (横面打ち) Uke tente de frapper la tempe de l'adversaire avec le tranchant de la main en utilisant toute l'allonge du bras (la tempe gauche est ainsi attaquée avec le bras droit et inversement). La main monte sur l'axe médian du corps, ce qui permet de protéger le visage contre une contre-attaque, et de cacher son intention à l'adversaire, qui ne sait pas si l'on va porter un yokomen uchi ou un shomen uchi. Dès le début de la descente, l'attaquant imprime une trajectoire de biais à la main par un mouvement des hanches. Lorsque cette attaque se fait avec un tantō, celui-ci est tourné tranchant vers le bas. Le mouvement équivalent au sabre est la coupe kesa giri.

 

Yondan: 4éme dan

 

 

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Sources: Wikipédia

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