Reishiki ou comportement

 

 

L'importance Nobuyoshi TAMURA Senseide l'étiquette en Aikido est telle que Nobuyoshi TAMURA Sensei, délégué par l'aikakai lui a consacré un ouvrage préfacé par l'aikidoshu Ueshiba Kisshomaru, fils du fondateur qui écrit : "L'étiquette est l'expression directe du coeur".

 

Reishiki est important en terme de respect, de courtoisie et de sécurité.

 

La pratique de l’Aïkido en club obéit à des règles d’organisation assez strictes, héritées de la tradition et de la culture japonaises... Elles ont un but d’authenticité, afin de réunir les conditions nécessaires à une pratique dans l’esprit traditionnel du Budo, et d’éducation, en permettant aux pratiquants de s’imprégner, par l’observation de ces codes, d’une bonne conduite à l’égard des autres pratiquants et du lieu de pratique. Chaque point de l’étiquette a donc un rôle éducatif précis, que tout pratiquant est invité à respecter lorsqu’il rentre dans un dojo. Les règles sont d’ailleurs pratiquement les mêmes pour tous les autres arts traditionnels japonais.

 

L'ensemble des règles ("Reishiki") observées dans les Dojo d'Aïkido et des autres arts martiaux traditionnels, ou lors des stages, a pour but de développer le sens du respect mutuel, et de préserver la sécurité physique des pratiquants.

 

Le Reishiki n'est pas immuable, ni surtout rigide. Chaque personne l'observe à sa façon, et certaines écoles, sous l'influence de leur professeur principal, ont pu développer des variations dans le Reishiki, voire leurs propres coutumes. En cas de visite rendue à un autre Dojo, il suffit de bien observer. Mais rien n'interdit de conserver son Reishiki personnel, qui doit être simple, naturel et surtout sincère.

 

Ô Sensei Morihei UESHIBALe kamiza se trouve généralement à l'opposé de l'entrée. Le côté gauche, vu du kamiza, est le plus honorifique. Une photo de Ô Sensei Morihei UESHIBA orne le kamiza et symbolise la transmission de l'enseignement. Certains dojo peuvent présenter une disposition particulière qui entraînera quelques adaptations (par exemple du kamiza à la porte d'entrée, ou de la place des élèves les plus gradés par rapport à l'entrée).

 

Les règles suivantes sont observées dans la plupart des Dojo et constituent seulement le socle élémentaire du Reishiki. La pratique plus large du Reishiki, indissociable de la formation en Aïkido, s'appelle Rei-Gi-Zao, et se construit non seulement au Dojo, mais également en dehors, dans tous les actes de la vie quotidienne....

  • Soyez réguliers dans le suivi des cours, vous contribuerez à la progression du groupe, et la vôtre.
  • En entrant dans le Dojo et en le quittant, il convient de saluer brièvement par une inclinaison du buste en direction du Shinden (ou "mur haut" où se trouve le portrait du fondateur). Ce salut, debout, s'appelle : Ritsu-reï.
  • En montant sur le tapis, on quitte ses sandales (Zori) et on les range en les tournant vers l'extérieur en évitant de tourner le dos au Shinden.Kamiza Puis, en position assise sur les talons (Seiza), on salue en direction du Kamiza ou du Shinden et on gagne discrètement sa place (côté Shimoza) en attendant le début du cours.
  • A la fin du cours, il est coutumier d’aller saluer et remercier, soit debout, soit assis, tous les partenaires de travail de la séance. On quitte le tapis par une inclinaison en direction du Shinden.
  • Il convient d'éviter, dans la mesure du possible compte tenu du nombre de pratiquants sur le tapis, de s'entraîner juste devant le Shinden, qui est la place du professeur, et dans tous les cas on ne doit pas s'asseoir devant en lui tournant le dos, même le cours terminé, par exemple pour plier son Hakama.
  • D’une façon générale, le respect des autres et des instruments de travail s’impose : les armes doivent être rangées, prêtes à servir, le long du tapis à un emplacement que l’on n’oublie pas. Ne jamais se servir d’un vêtement ni d'armes qui ne vous appartiennent pas. Ne jamais enjamber les armes rangées le long du tapis.
  • En principe, quelques minutes avant le cours, on doit être échauffé, assis en Seiza, tous sur une même ligne, en respectant si possible le silence. Ces quelques minutes permettent à l’esprit de faire le vide, de se débarrasser des problèmes ou préoccupations mentales de la journée et préparent à l'attention qu’exige l’étude.
  • Le cours commence et se termine par une cérémonie formelle. Il est essentiel d'être à l'heure pour y participer mais si vous arrivez en retard, vous devez attendre debout au bord du tapis (en principe au centre, en face du Shinden) jusqu'à ce que l'enseignant vous fasse signe de vous joindre au cours. En montant sur le tapis, saluez le Shinden en Seiza, ainsi que le professeur, même s’il ne vous regarde pas à cet instant. Gagnez votre place de pratique en perturbant le moins possible le cours.Saito Sensei
  • La façon correcte de s'asseoir sur le tapis est la position en Seiza. Mais si vous êtes blessé au genou, ou si cette position vous devient trop douloureuse, vous pouvez vous asseoir en tailleur en vous efforçant de garder le dos droit. N'allongez jamais les jambes et ne vous adossez pas au mur ou à un poteau. Vous devez être disponible à chaque instant. Si vous êtes en Seiza faute de partenaire, ou pour recevoir des explications, placez-vous toujours en sorte de gêner le moins possible les autres pratiquants, et soyez prêt à bouger instantanément en cas de chute en votre direction.
  • Ne quittez pas le tapis pendant la pratique, sauf en cas de blessure ou de malaise, et dans tous les cas, avertissez-en le professeur.
  • Quand le professeur montre une technique, vous devez en principe rester assis en Seiza et regarder très attentivement. Après la démonstration, saluez le partenaire le plus proche et commencez à travailler.
  • Dés que la fin d'une technique est annoncée, terminez immédiatement votre mouvement, saluez rapidement votre partenaire et rejoignez les autres pratiquants assis en ligne ou en cercle.
  • Ne restez jamais debout sur le tapis sans travailler. S'il le faut, restez en Seiza en attendant votre tour.
  • Si pour une raison ou pour une autre vous devez absolument poser une question au professeur, allez vers lui, ne l'appelez jamais : saluez-le avec respect et attendez qu'il soit disponible. Un salut debout suffit dans ce cas.
  • AïkidoQuand le professeur vous montre un mouvement en particulier pendant le cours, mettez-vous en Seiza (sauf si cette position vous expose trop) et regardez attentivement. Saluez-le lorsqu'il a terminé. Quand il corrige un autre pratiquant, vous pouvez vous arrêter de travailler pour regarder, d'un commun accord avec votre partenaire. Asseyez-vous en Seiza et saluez de même.
  • Respectez les pratiquants les plus gradés, et d’une façon générale ceux qui sont manifestement plus âgés que vous. Ne discutez jamais à propos de technique et n’entrez jamais en polémiques sur le tapis. Le Dojo est un lieu de recherche et de travail personnel, pas un forum de discussions.
  • Si vous connaissez le mouvement et que vous travaillez avec quelqu'un qui ne le connaît pas, vous pouvez le guider, mais en parlant le moins possible. Faire sentir les directions de travail est beaucoup plus profitable. S’il questionne davantage, c’est au professeur de lui apporter la réponse. En règle générale, abstenez-vous de corriger qui que ce soit si vous n’avez pas atteint le niveau de Yudan-sha (ceinture noire).
  • Ne bloquez jamais le mouvement de votre partenaire, quel que soit son niveau : c’est contraire à l’esprit d’entraide mutuelle dans la recherche et l’apprentissage, c’est une source de frustration qui peut faire naître des émotions négatives, enfin ce peut même être dangereux pour vous en provoquant des réactions que vous ne pourriez contrôler. Dans le Dojo du fondateur, un avertissement mural indiquait que ce pouvait être un motif d’exclusion définitive de l’école...
  • Parlez le moins possible sur le tapis : c’est dangereux pour vous-mêmes et pour les autres. La vigilance doit être constante pour éviter les accidents, et l’apprentissage de l’art ne passe de toute façon que très peu par la parole...Aïkido
  • Ne vous prélassez jamais sur le tapis avant, pendant ou après le cours : il est réservé à l’étude. En fait, dès que l’on pose le pied sur le tapis, la conscience et la vigilance doivent être aiguisées.
  • Idéalement, le tapis devrait être balayé chaque jour avant les cours et en fin de journée. Chacun est responsable de la propreté du Dojo.
  • Chaque pratiquant doit veiller à entretenir son hygiène corporelle, pour lui-même bien sûr, mais aussi par respect pour les autres et pour éviter des blessures : le keiko-gi doit être propre, les ongles des pieds et mains coupés courts, les cheveux longs attachés ou maintenus. Le port de bijoux est proscrit car les risques de blessures sont fortement acrus.
  • Sauf pour les fêtes, en règle générale, on ne mange, ne fume, ni ne mastique du chewing-gum, dans le Dojo, et a fortiori sur le tatami. On peut toutefois se réhydrater en prenant quelques gorgées d'eau entre deux cours, ou bien encore au moment indiqué par le professeur. Dans tous les cas, ne pas sortir du tapis pendant un cours pour aller boire, et éviter de boire sur le tatami.
  • On dit habituellement “Onegaï-Shimasu” (littéralement : je vous fais une requête, s'il vous plaît) au moment du salut du début du cours, et au moment où l’on invite un partenaire, et “Arigatoo-Gozaïmashita” (merci beaucoup) en fin de cours, pendant le salut au professeur, salut que l’on commence légèrement avant lui, et auquel il répond.
  • Sur le tatami n’ayez pas de conversations privées autres que des sujets en rapport avec la discipline, ne pratiquez pas d’autre technique que celle qui est montrée.
  • Si c’est vous-mêmes, pratiquant(e), qui rendez visite à un Dojo pour regarder le cours, ou que vous regardiez le cours dans votre propre Dojo habituel, il convient de vous lever et de saluer debout en direction du Shinden lors des cérémonies d’ouverture et de fermeture du cours.Saito Sensei
  • Bien qu'il y ait de nombreuses règles d'étiquette à assimiler, elles viendront progressivement s’inscrire dans votre comportement avec une pratique régulière. Ne soyez pas vexé si on vous fait observer un détail d’étiquette, car chaque détail est important pour la sécurité de tous et a un but éducatif précis. L'Aïkido n'est pas une religion , ni une armée, mais une éducation et un perfectionnement de l'esprit. Un jour vient où l’on oublie totalement les règles d’étiquette, ce sont elles qui vous habitent, et c’est vous qui les faites vivre, sans effort apparent, avec simplicité...A ce stade, n’oubliez pas que les pratiquants plus «jeunes» dans la discipline vous observent, et cherchent à percer votre «secret»...
  • En Aïkido, il suffit d’une frappe pour tuer l’adversaire. Lors de l’entraînement, suivez scrupuleusement l’enseignement de votre professeur et ne perdez pas de temps à vous mesurer pour savoir qui est le plus fort.
  • L’Aïkido est un art qui enseigne comment faire face à plusieurs ennemis simultanément. Vous devez donc parfaire l’exécution de chaque mouvement jusqu’à ce que vous soyez capable de prendre l’adversaire qui est en face et ceux qui viennent dans toutes les directions.
  • L’entraînement doit toujours se dérouler dans une atmosphère agréable et conviviale.
  • Le professeur ne vous enseigne qu’une partie limitée de ce que vous allez apprendre. Votre maîtrise des mouvements dépendra presque entièrement de votre pratique personnelle qui devra être rigoureuse et honnête.
  • Dans la pratique quotidienne, il faut commencer par échauffer le corps avant de travailler progressivement en force et en intensité. Il ne faut jamais dépasser ses limites. Si vous suivez cette règle, même les plus âgés ne se blesseront pas et pourront continuer à s’entraîner avec plaisir afin d’atteindre le but qu’ils se sont fixé.
  • L’Aïkido a pour objet l’entraînement de l’esprit et du corps pour que l’homme devienne sincère et honnête. L’Aïkido est un art secret par nature, les techniques ne doivent pas être révélées publiquement ni enseignées au hasard, elles risqueraient d’être utilisées par des individus peu scrupuleux.

 

 

Le dojo

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DojoLa salle d’entraînement est appelée dojo. Ce nom est d’origine bouddhiste, il se rapporte au lieu dans lequel les moines pratiquent la méditation assise (zazen).

 

Dans un dojo, on trouve généralement :

  • un vestiaire avec armoires et douches
  • le tatami, qui occupe la plus grande place de la salle principale
  • un tableau (nafuda kake) utilisé par le professeur
  • une allée munie de sièges, pour les observateurs

Le tatami est une zone carrée ou rectangulaire placée au milieu de la salle principale. Il est formé d’un support de planches en bois ou en béton, sur lequel sont installés des nattes mesurant environ 0,90 m x 1,80 m x 0,07 m. Au Japon, ces nattes peuvent être couvertes d’un rembourrage en paille de riz (toko), en chiendent ou peuvent aussi être des paillassons (i-omote). Dans tous les cas, elles sont constituées de façon à offrir une bonne élasticité pour les chutes ainsi qu’une certaine tonicité pour les déplacements rapides de l’Aïkido.

 

Chaque côté du tapis a un nom et une fonction précise:Dojo

  • La place d’honneur, ou kamiza (joza), est réservé aux instructeurs, aux invités d’honneur et aux officiels du dojo lors de rencontres spéciales. C’est également sur la façade qui correspond à ce côté (gaku) que l’on peut apercevoir le portrait de Ô Sensei Moriheï UESHIBA, et parfois une calligraphie désignant une notion importante pour l’instructeur. Au Japon, ce côté est reconnaissable à sa décoration d’emblèmes caractéristiques (tambours, sabres ou autres).
  • La place basse, ou shimoza, est l’endroit où s’alignent les élèves, en règle générale. Ils font face au professeur.
  • Le côté d’honneur, ou joseki, se situe à droite des élèves lorsqu’ils sont assis. C’est là que s’installent parfois les élèves de niveau avancé, où même les instructeurs, lorsque le kamiza est occupé par une personnalité importante.
  • Le côté bas, ou shimozeki, est la zone utilisée par les élèves qui font face à leurs instructeurs sur le joseki.

 

Enseignants et partenaires

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AïkidoL'Aïkido reprend la structure japonaise traditionnelle du dojo, avec parfois des changements notables par rapport à ce qui se passe au Japon. En temps normal, la position la plus honorifique est occupée par l'enseignant (sensei, « celui qui est né avant »). La forme d'adresse varie selon les lieux. Au Japon, l'emploi du terme sensei est la règle, ce titre étant donné à tous les types d'enseignants. Hors du Japon, le terme a pris des connotations de respect et de déférence marquées à la faveur de sa traduction en « maître ». Certains enseignants préfèrent donc l'éviter, et en France l'usage le réserve aux seuls très hauts gradés, mais l'usage du terme pour désigner n'importe quel enseignant est fréquent dans le monde anglo-saxon.

 

Selon les dojo, il peut exister des instructeurs (shidoin) et des assistants-instructeurs (fuku shidoin) qui ont pour fonction d'aider l'enseignant. Au moment du salut, ils se placent perpendiculairement aux autres élèves, à main gauche de l'enseignant.Aïkido

 

Chaque élève occupe au sein du dojo une position définie relativement aux autres pratiquants. Les pratiquants plus gradés et plus anciens dans la pratique sont les senpai, les pratiquants du même grade et du même temps de pratique sont les dohai et les pratiquants plus récents les kohai. L'établissement de ces positions respectives est avant tout coutumière, et ne se fonde pas sur le seul rang. L'ancienneté dans la pratique ou dans le dojo en est un élément déterminant.

 

Ces considérations gouvernent le placement au début et à la fin du cours. L'enseignant se place dos à la place d'honneur, kamiza, « place ou siège d'honneur »), les élèves face à lui au shimoza, « place basse ») et les instructeurs à sa gauche au joseki , « côté haut »). S'il y a des dignitaires non-pratiquants, ils seront placés en face des instructeurs au shimoseki, « côté bas »). Les élèves se rangent de la gauche à la droite de l'enseignant (donc du joseki au shimoseki) par ordre décroissant d'ancienneté et de grade.

 

En France on appelle généralement ses partenaires par leur prénom et on utilise le tutoiement. On fait habituellement de même avec l'enseignant du dojo où on pratique habituellement.

 

Concernant le placement ordonné des élèves,certains enseignants considèrent qu'il faut connaître sa place et être conscient de son niveau, et donc respectent cette disposition traditionnelle, d'autres considèrent au contraire que cela renforce l'ego (l'estime de soi), et que c'est un signe d'humilité et d'amitié de se « mélanger ».

 

Les saluts

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SeizaLes saluts sont la marque la plus courante des pratiques traditionnelles japonaises.

 

En Aïkido, on pratique plusieurs saluts :

  • en entrant sur le tatami on effectue un salut debout (ritsurei) ou assis en Seiza (zarei), en direction du kamiza (plus précisément vers le kamidana, dai d'honneur normalement orienté vers le levant et comportant généralement un temple shinto miniature, des calligraphies suspendues et d'autres articles shinto (au Japon du moins), et vers l'image de Ô Sensei Morihei UESHIBA, mais sans tourner le corps vers le centre : on doit seulement en prendre compte mentalement. Si on n'a pas de kamidana en règle, d'autres objets associés à la pratique de l'Aïkido, comme par exemple un bokken et un jo, peuvent servir de kamidana de fortune. Une simple image de Ô Sensei Morihei UESHIBA en guise de « kamidana » montrerait un manque envers les 43 kami protecteurs de l'Aïkido et envers Ô Sensei Morihei UESHIBA lui-même, révérer comme un kami et non pas comme un individu, qui n'auraient plus de place où résider;
  • en début de cours, on effectue un salut assis, précédé d'un instant de contemplation ou "méditation" (mokuso, à ne pas confondre avec zazen) qui permet de faire une coupure avec le monde extérieur, et d'aborder le cours au calme;
  • l'enseignant et les élèves saluent vers le kamiza (voir plus haut);
  • l'enseignant et les élèves se saluent mutuellement, parfois en prononçant un « onegai shimasu » (« s'il vous plait » ; le « u » est muet, cela se prononce « onégaï shimass' »);
  • à la fin d'une démonstration de l'enseignant, les élèvent le saluent assis ; puis, pour pratiquer, les élèves se saluent mutuellement en début et en fin de pratique;
  • en fin de cours, les élèves et l'enseignant effectuent un salut assis vers le kamiza, puis se saluent mutuellement en prononçant « domo arigato gozaimashita » (« merci beaucoup pour ce que vous avez fait ») ou « merci beaucoup »;
  • en descendant du tatami, on salue vers le kamiza.

SalutCertains enseignants frappent dans leurs mains lors du salut vers le kamiza, selon le rite shinto.

 

La pratique des armes s'accompagne de saluts particuliers. Quand on prend une arme, il convient de saluer en direction du kamiza, l'arme présentée devant soi à hauteur des yeux (ceci ne se pratique pas dans tous les dojo). On s'incline alors, les bras devant rester à une hauteur fixe. Pour le début et la fin du cours, le problème est de savoir où placer l'arme :

  • tanto : on le place en général juste devant soi;
  • bokken : on fait comme si le bokken était un vrai sabre. Au moment du salut, on le présente face à soi, pointe vers le bas et lame vers soi, pour le poser ensuite à sa droite. La direction du tranchant varie selon les écoles, soit vers soi (il est donc malaisé de dégainer pendant le salut), soit vers l'extérieur (on présente ainsi le côté omote du sabre), dans certaines écoles cela varie : au début du cours, la lame sera tournée vers l'extérieur, vers soi à la fin du cours. Le genou doit être au niveau de la garde éventuelle. Ainsi, avec un vrai sabre, si quelqu'un essaye de tirer l'arme par l'arrière, il est possible de poser le genou sur la poignée, laissant le voleur avec le seul fourreau.
  • jo : le jo est habituellement porté par la main droite, à la moitié de la longueur, la pointe du jo dirigée légèrement vers l'avant (avec l'idée de pouvoir porter un coup à la gorge en cas d'urgence). Pour saluer debout, le poignet bascule de manière à faire basculer le jo (il est alors clairement impossible d'attaquer avec), et on fait un salut debout. Pour se mettre en garde, on avance ensuite la main qui tient le jo, l'autre main vient en saisir l'extrémité et la première main se positionne à un tiers de la longueur. Pour les saluts à genou, le jo est également positionné à droite, dépassant le genou d'une trentaine de centimètres.

Ritsurei

Ritsurei correspond au salut en station debout.

 

Il consiste en une inclinaison du buste d’environ trente degrés par rapport à la verticale, les bras le long du corps et les talons joints. Il ne faut jamais se baisser suffisamment bas pour qu’une personne en face de vous puisse voir votre nuque. Non seulement ce geste est une ouverture et donc une invitation à l’attaque, mais il est en plus considéré comme une marque d’impolitesse.

Zarei

 

Zarei correspond au salut assis. Il se fait en position Seiza.

 

Une personne en Seiza est assise sur ses talons, les jambes repliées sous ses fesses, les orteils en position naturelle, et le dos droit. La distance entre les deux genoux doit être environ de la largeur de deux poings. Les mains sont placées sur les genoux. Le salut consiste à poser la paume de la main gauche à environ 15 cm devant le genou gauche, puis la main droite à 15 cm devant le genou droit, tout en inclinant le buste entier de façon que le front se dirige vers les mains (mais le buste doit conserver une inclinaison de trente degrés). Comme pour le ritsurei, il faut éviter de découvrir sa nuque, et toujours garder un oeil sur l’ennemi potentiel qui vous rend votre salut. Il faut ensuite retirer sa main droite, puis sa main gauche, et retrouver la position en Seiza.

 

Pratique aux armes

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ArmesLes armes sont en bois, mais on se comporte comme s'il s'agissait d'armes réelles ; notamment pour le bokken et le tanto, on fait comme si la lame était métallique et aiguisée.

 

Ainsi, pour le bokken :

  • lorsque l'on se déplace sur le tatami, on le porte comme s'il était dans son fourreau (saya), à son côté droit, courbure et pointe vers le bas, en le tenant par le fourreau, donc sur le premier tiers de la « lame » côté poignée (tsuka) ; c'est une position « pacifique » : la main droite tenant le fourreau, elle ne peut pas dégainer, et la courbure étant vers le bas, le dégainage avec la main gauche serait malaisé ;
  • lorsque l'on écoute le professeur, on peut être en seisa auquel cas le bokken est positionné comme pour le salut, ou debout auquel cas le bokken est placé à droite comme ci-dessus ;

Pour le tanto :

  • celui-ci est utilisé pour des techniques de désarmement (tanto dori ou yanken dori)
  • le pratiquant qui attaque (uke) cache le tanto derrière lui afin que le partenaire ne puisse pas voir l'orientation ;
  • le pratiquant qui a désarmé (tori) rend le tanto à uke en gardant sa distance et sa vigilance, en présentant la poignée (tsuka), le fil de la lame étant tourné vers le haut.

Dans les techniques de désarmement au bokken (tachi dori), l'échange d'arme se fait selon le même principe.

 

Passages de grade

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Passage de gradeLe passage d'un grade kyu ou d'un grade dan est un moment de la pratique répondant à une étiquette spécifique. Ce qui suit en souligne les principaux points.

 

Choix du partenaire : il existe à ce sujet deux pratiques. L'une veut que les aspirants à un grade réalisent leur passage avec les pratiquants les plus hauts gradés, afin que leur prestation ne soit pas gênée par la qualité de leur uke. Dans ce cas, ce sont les gradés qui se présentent d'eux-mêmes, ou l'enseignant qui les désigne. Une autre école veut au contraire que le partenaire soit titulaire du grade auquel on aspire, ou le plus proche de ce niveau. C'est alors à l'aspirant d'aller saluer le partenaire prospectif si celui-ci n'est pas désigné par l'enseignant. Pour les passages de grade dan fédéraux en France, l'aspirant choisit un partenaire au sein de sa poule pour la première partie du passage (suwari waza et hanmi handachi waza), puis un autre pour la seconde partie (tachi waza). Le premier partenaire revient alors pour les armes (buki waza), et les deux sont présents pour le randori.

 

Positionnement et saluts : lorsque l'aspirant est appelé, il salue un partenaire, prend ses armes et pose celles-ci à un endroit proche de celui du passage, habituellement sur le côté du tatami ou devant la table du jury. L'aspirant et son partenaire s'asseyent ensuite côte à côte, face au jury ou à l'enseignant, l'aspirant à gauche de son partenaire. Les deux saluent alors le jury, puis se saluent mutuellement. Il y aura un échange de salut entre les deux partenaires lors de chaque changement de type de travail (de suwari waza à hanmi handachi waza par exemple), ainsi qu'à chaque changement de partenaire. À la fin du passage, le premier partenaire reste, et les deux personnes reprennent les positions du début. Elles se saluent, puis saluent le jury. L'aspirant reprend alors ses armes et retourne à sa place. Lors de l'annonce des résultats, les démonstrations de joie exubérante sur le tatami sont en général assez mal vues.Passage de grade

 

Remise de distinction : l'étiquette en ces occasions est similaire à celle des passages de grade. Il peut s'agir de la remise par l'enseignant du hakama, de la ceinture noire, d'un certificat d'obtention d'un grade ou toute autre distinction. Lorsqu'il est appelé, le récipiendaire salue, fait le tour de ses partenaires assis en passant derrière eux, et entre sur le tapis par le côté, à la hauteur de l'endroit où il va aller s'asseoir en face de l'enseignant. Si celui-ci est à genoux, ce qui est le plus souvent le cas, le récipiendaire se dirige vers l'enseignant selon une ligne parallèle au kamiza, dans une marche à genoux plus courte que la marche shikko, sans tourner les hanches et en levant les genoux devant soi. À l'arrivée, il doit se trouver face à l'enseignant, à un tatami de distance, et saluer l'enseignant. Pour prendre la distinction que celui-ci lui tend, le récipiendaire avance de manière à la recevoir à bouts de bras, avec les deux mains. Il salue alors avec la distinction en mains, recule jusqu'à sa distance initiale, pose l'objet sur le côté et salue à nouveau l'enseignant. Il retourne ensuite à sa place en revenant sur ses pas.

 

 

 

Rei - Le respect

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AïkidoL'Aikido est un art martial, il enseigne une conception de la vie. De ce fait, la pratique de cet art mérite notre respect. Ce respect est dû à Ô Sensei Morihei UESHIBA, au dojo, au sensei (l'instructeur) ainsi qu'aux partenaires avec qui nous pratiquons. Rei signifie «appréciation et respect» ainsi que la façon de le manifester.

 

 

REI au dojo

 

En entrant dans le dojo, découvrez-vous et saluez en direction du Kamiza (autel) de la façon suivante: en position debout, les mains le long du corps, inclinez votre buste d'environ 30 à 45 degrés.

 

Le port des zori (sandales) est obligatoire dans le dojo. Ils sont rangés sur les étagères à l'entrée du dojo laissés en bon ordre sur le bord du tatami durant la pratique. Le soin apporté par l'étudiant dans leur manipulation est un bon indice de sa discipline.

 

 

REI sur le tatamiAïkido

 

Lorsque vous montez sur le tatami, asseyez-vous en Seiza (à genoux, assis sur les talons le dos bien droit) et saluez le Kamiza en penchant le buste vers l'avant jusqu'à l'horizontale. Conservez le dos bien droit tout en demeurant parfaitement stable. Ce salut est également requis lorsqu'on quitte le tatami, que ce soit temporairement ou définitivement. Toutefois si l'on ne sort que pour quelques instants (pour une raison importante) le salut debout est suffisant. Dans un cas comme dans l'autre il faut demander la permission au sensei si on désire quitter le tatami avant la fin du cours.

 

 

REI à Ô Sensei Morihei UESHIBA

 

Ô Sensei Morihei UESHIBA «participe» à nos pratiques par l'héritage qu'il nous a transmis. C'est pourquoi nous lui témoignons notre reconnaissance et notre respect en le saluant au début et à la fin des cours. Lorsque vous arrivez en retard, prenez l'initiative de le saluer (en Seiza) avant de vous joindre à la pratique.

 

 

REI envers le sensei

 

Les pratiquants et le sensei se saluent mutuellement au début et à la fin des cours, immédiatement après le salut à Ô Sensei Morihei UESHIBA. De plus, lorsque pendant le cours le sensei vous fait une remarque, saluez-le en Seiza afin de lui montrer votre appréciation. Notez également qu'en classe, on s'adresse à l'instructeur par «sensei» plutôt que par son nom.Aïkido

 

Au début d'un cours la coutume veut que l'on dise «Onegai shimasu» («faites-moi la faveur de pratiquer avec moi») lorsqu'on salue le sensei, alors qu'à la fin on dit «Domo arigato gozai mashita» («merci beaucoup»).

 

 

REI envers le partenaire

 

Vos partenaires vous aident à vous améliorer; ne pas les respecter ou tenir compte de leur personnalité est contraire à l'esprit de l'Aikido. L'Aikido exclut toute notion de compétition: vous ne combattez pas votre partenaire, vous pratiquez ensemble pour vous améliorer mutuellement. Ainsi aider son partenaire, c'est s'aider soi même.

 

Au début et à la fin de chaque exercice, les étudiants se saluent mutuellement (en Seiza), éliminant ainsi toute trace d'agressivité. On change généralement de partenaire à chaque exercice.

 

Les étudiants avancés sont pour vous des aides précieux. Indépendamment de leur âge, de leur sexe ou de leur statut social, ils méritent votre considération. Durant les pratiques, vous devriez suivre leurs conseils en toute sincérité.Armes

 

Pour leur part, les étudiants avancés ne devraient pas abuser de leur position. L'élève avancé se doit de rester humble et sincère dans son attitude et sa conduite, et s'efforcer d'être un bon modèle pour les débutants.

 

 

REI envers les armes

 

En aikido on utilise quelques armes: le bokken (sabre de bois), le jo (bâton entre 3 et 4 pieds) et le tanto (couteau en bois). Lorsque vous les utilisez, ils deviennent un prolongement de vous-même et vous permettent d'améliorer votre Aikido. À ce titre, respect leur est dû. Donc avant et après l'utilisation d'une de ces armes, saluez le Kamiza en la tenant avec les deux mains à la hauteur des yeux, la lame tournée vers vous et la pointe vers la gauche (pour le bokken et le tanto). De plus, il faut éviter de les lancer, de les piétiner ou de les enjamber.

 

 

 

Souvenez-vous toujours que le REISHIKI vient du cœur…

Sans respect sincère de l’étiquette, tout mouvement ne sera que simple gestuelle vide de sens !

 

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