Le Katana

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Katana

Katana

 

Symbole de la caste des samuraï, le katana () est un sabre (arme blanche courbe à un seul tranchant).

 

Il est porté glissé dans la ceinture, tranchant dirigé vers le haut (vers le bas si le porteur est un cavalier).

 

Porté avec un wakizashi, ils forment le daisho. Certaines périodes de l'histoire japonaise étant plus calmes, le katana avait plus un rôle d'apparat que d'arme réelle.

 

Le katana est une arme de taille (dont on utilise le tranchant) et d'estoc (dont on utilise la pointe).

 

Par extension, le terme katana sert souvent à désigner l'ensemble des sabres japonais (Tachi, uchigatana, etc.)

 

Sa production dépasse celle du tachi pendant l'ère Muromachi (après 1392).

 

Seul les samouraïs étaient autorisés à porter le katana.

 

Les samouraïs étaient des membres de l'armée japonaise, suivant les codes d'éthique du bushido (loyauté envers le maître, discipline, respect et comportement éthique). Ils étaient considérés comme de redoutables combattants dans le Japon ancien.

 

Le katana n'était par-contre pas la seule arme utilisée par les samouraïs sur les champs de bataille. D'autes armes, comme l'arc, la lance, et le naginata, étaient également utilisées.

 

 

Histoire

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L'histoire du katana débute après le 8ème siècle, au Japon, lorsque les guerriers commencèrent à monter des chevaux lors des batailles.

 

Avant cette époque, les guerriers combattaient à pied, et utilisaient des lames droites, comme des épées.

 

C'est avec l'arrivée des guerriers à cheval, que le katana, à la forme courbe, fût inventé.

 

Avec sa forme courbe, il était considéré comme une arme plus efficace, à cheval.

 

 

 

 

La raison pour laquelle les cavaliers de l'époque avaient besoin d'une lame courbée était le port du kabuto (casque) et plus particulièrement à cause du fukigaeshi, qui obligeait à porter des coups obliques.

 

 

 

 

Il existe trois types de katana en vente dans le commerce et sur Internet :

Katana

 

  • Le katana d'apparat, non tranchant, qui est juste un objet décoratif.
  • Le katana aiguisé.
  • Le katana affûté.

 

 

Ces deux derniers sont faits pour la coupe, la lame est travaillée différemment suivant le niveau de coupe et le matériau employé (acier composite, feuilleté, homogène). Il faut bien se renseigner sur la spécificité d'un sabre, suivant l'usage que vous souhaitez en faire, avant d'en faire l'acquisition.

 

Attention : le katana est une arme blanche de 6e catégorie soumise à réglementation.

 

Le Katana a comme ossature principale la lame.

 

L'évolution de la forme de la lame a été fonction des époques et de l'Histoire du Japon...

 

Jusqu'à l'an mille les lames étaient droites et à deux tranchants. Les époques passantes les courbures de la lame ainsi que les dimensions changent.

 

A la fin de l'ère Kamakura le sabre TACHI (long, robuste et lourd) devient moins pratique et un nouveau sabre glissé dans la ceinture, tranchant vers le ciel, fit son apparition. Le KATANA est né. Les maîtres forgerons sont au summum de leur art, l'artiste Masamune est à son apogée.

 

 

Très belle lame de cette époque.

 

 

 

Afin de garantir l'authenticité de la lame, le forgeron dépose le Yasurime: Traces de lime (pour identification de l'école du forgeron), ainsi que le Mei: Signature du forgeron ou/et du propriétaire sur le manche de la lame.

 

 

Du XVIIème - milieu XVIIIème au début et milieu de l'ère Edo les techniques d'escrime très sophistiquées, incluant les coups de tailles et d'estocs, conduisirent à de nouvelles lames. A partir de ce moment, les sabres seront appelés "Shin-to" (nouveau sabre).

 

D'une taille raisonnable, une moindre courbure, une partie supérieure mince et une pointe assez petite, on commence à discerner deux genres de lames et montures : A Edo, les lames sobres et martiales. A Osaka, des lames plus voyantes, des trempes très travaillées, des grains d'acier très fins.

 

Du milieu XIXème à nos jours (Ere Meiji) le sabre n'évoluera plus.

 

De ces différentes époques il nous reste de merveilleux spécimens avec comme points communs leurs parties anatomiques et le fait que le sabre était et restera l'âme du samuraï.

 

Fabrication

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Le katana ne doit ni se casser, ni se tordre, et garder son tranchant. Il doit donc être très dur et en même temps suffisamment souple. En métallurgie, ces propriétés sont contradictoires.

 

 

FonteMineraiLes anciens forgerons ont donc imaginé et mis au point un processus très complexe pour aboutir à une lame quasiment parfaite. Tout commence avec la production d'acier brut appelé Tamahagane.

 

 

 

Le processus pour obtenir cet acier est unique au monde. Le minerai, déjà soigneusement choisi, est fondu avec un mélange de sable ferrugineux et de charbon de bois.

 

La trempe

 

Procédé élémentaire du durcissement de l'acier, le traitement thermique consiste à chauffer le métal à une température à laquelle se forme l'austénite (solution solide de carbone dans le fer), généralement vers 800°C, puis à le refroidir brusquement dans de l'eau ou de l'huile. Cela conduit à la formation de martensite, composé qui confère à l'acier sa dureté.

 

L'un des buts du traitement thermique est de contrôler la quantité, la taille, la forme et la répartition des particules de cémentite dans la ferrite. En effet, ces paramètres déterminent les propriétés physiques de l'acier.

 

La forge

 

Dans le cas de la fabrication d'un sabre, l'opération de forge est la phase durant laquelle le forgeron travaille l'acier au feu et au marteau. Il s'agit donc de déformer le bloc de métal à chaud, afin d'obtenir une forme définie et une bonne résistance.

 

 

Maru
Forge simple Acier homogène
Nuances: 1045, 1060 et 1095
Diférencie la liste de carbonne: 0.45, 0.6 et 0.95% (dureté progressive).

 

L'acier homogène (maru) permet de fabriquer des katana à un prix très abordable.

 

La forge est simplifiée du fait qu'une seule nuance d'acier compose le sabre.

 

La barre d'acier lors de l'opération de forge à chaud.

 

La teneur en carbone détermine la dureté future de l'acier mais également le prix: plus le taux de carbone est élevé, plus le travail métallurgique est important et donc plus onéreux.

 

On retrouve en règle générale trois nuances dans la fabrication de katanas semi-industriels (forgés à la main mais avec un traitement thermique industriel) : 1045, 1060 et 1095.

 

Ces trois types d'aciers correspondent respectivement à 0.45, 0.6 et 0.95 % de carbone.

 

L'acier 1095 correspond à une qualité supérieure dans cette gamme de matériaux.

 

Damas

 

Forge complexe, feuilleté pliages multiples avec deux nuances différentes d'acier (faible et fort taux de carbonne).

 

L'acier damassé est fabriqué en associant deux types d'aciers: de l'acier doux et de l'acier dur (la dureté de l'acier varie en fonction de sa teneur en carbone). Une succession de couches différentes, chauffée et forgée permet de souder les couches d'acier et de permettre l'association des caractéristiques de chaque type d'acier (souplesse et dureté).

 

Etiré, le lopin d'acier sera replié sur lui-même pour démultiplier le nombre de couches et obtenir les dimensions souhaitées.

 

Quant à l'aspect caractéristique de l'acier Damas (vagues sur la surface de la lame), il est obtenu avec de l'acide qui révèle les différentes couches d'acier.

 

 

 

 

 

Opération de forge par pliage de l'acier sur lui-même.

 

 

 

 

 

 

 

 

La technique de feuilletage est également utilisée dans la fabrication traditionnelle des katana.

 

A la différence du Kobuse qui associe deux aciers de teneurs de carbone différentes, l'acier feuilleté japonais est replié sur lui-même plusieurs fois (1 plis = 2 couches... 15 plis = 32 768 couches). Traditionnellement, l'acier ainsi obtenu sert de couche extérieure à la lame.

 

Kobuse et Soshu Kitae

 

Forges en "sandwich" avec 2 ou 3 types d'aciers (lame composite)

 

Afin d'associer les caractéristiques de souplesse et de dureté, les maîtres forgerons japonais ont développé une technique de fabrication d'aciers composites. Avec deux ou trois nuances différentes d'aciers, ils permettent ainsi au sabre de posséder des caractéristiques qu'un seul type d'acier ne permettrait pas d'obtenir.

 

Un coeur en acier tendre (Shigane, faible taux de carbone) est introduit au moment de la forge dans une enveloppe en acier dur (Hagane, taux de carbone plus élevé). Formant un véritable sandwich, le métal ainsi constitué apporte une valeur ajoutée considérable à la lame.

 

 

 

Opération associant le coeur en acier souple et une couche d'acier dur.

 

 

 

 

 

 

 

La forge kobuse fait intervenir deux types d'aciers ("tendre" et dur). La forge soshu kitae en utilise trois ("tendre", "médium" (Kawagane) et dur).

 

Forge et traitement thermique sont deux phases essentielles dans la fabrication d'un sabre japonais. Ces deux paramètres conditionnent le comportement futur du sabre, mais également son prix.

 

Trempe à l'argile.

 

Trempe selective permettant d'obtenir une dureté différente entre le fil et le dos de la lame.

 

La séparation entre la zone trempée et la zone non trempée est appelée "ligne de trempe" ou Hamon.

 

Avec une trempe à l'argile : véritable Hamon

 

Le sabre japonais est réalisé avec un traitement thermique seulement sur le fil de la lame (partie coupante: ha), permettant d'associer à la dureté de celui-ci la souplesse pour absorber les chocs et les torsions. Cette technique est appelée la trempe sélective.

 

Le hamon est la ligne qui sépare la partie trempée (yakiba) du reste de la lame.

 

Pour réaliser la trempe et dessiner ainsi le hamon, le forgeron recouvre la lame d'un mélange d'argile réfractaire, de poudre de charbon de bois et de poudre de pierre à polir (omura). Ces 2 derniers composants servent à éviter l'éclatement de l'enduit à la chaleur.

 

Cet enduit est soigneusement malaxé afin de le rendre parfaitement homogène. Le forgeron enduit alors le métal à l'aide d'une spatule, progressivement, en épaississant la gangue vers le dos de la lame où elle peut atteindre 20 à 30 mm. Cette protection permettra au métal de se refroidir plus lentement et empêchera le phénomène de traitement thermique.

 

Argile

 

 

Opération de protection de la lame par le mélange d'argile.

 

 

 

 

 

Alors que l'argile est encore humide, le forgeron dessine alors la ligne de trempe. Une des formes les plus classiques est le motif choji (trèfle), composé d'une multitude de petits jambages (ashi) ce qui, outre l'aspect esthétique, prévient la lame d'ébréchures importantes. Pour cela, on laisse de fines traînées d'argile descendre vers le tranchant.

 

Trempe

 

 

On laisse ensuite l'enduit sécher, faute de quoi, il se craquellerait à la chaleur. La trempe peut avoir lieu, en chauffant le métal à une température d'environ 800°C, et en le refroidissant rapidement en le plongeant dans de l'eau également à une température précise (traditionnellement, celle des sources en août ou en février). Cette opération accentue la courbure caractéristique de la lame.

 

 

 

1045... 1060... 1095 ?

 

La nuance d'un acier représente sa teneur en carbone ainsi que les principaux adjuvants comme le chrome, le molybdène... qui peuvent être ajoutés pour modifier les caractéristiques mécaniques (si la teneur en chrome est supérieure à 13 %, l'acier est, par exemple classé inoxydable).

Les chiffres 1045, 1060 et 1095 correspondent à la norme américaine.

 

En France, la norme classe les aciers utilisés dans la fabrication des katana dans les aciers au carbone (même si cette appellation pourrait laisser croire que certains aciers peuvent ne pas être composés de carbone). Ils correspondent respectivement aux aciers XC45, XC60 et XC95, ce qui signifie qu'ils possèdent 0.45, 0.6 et 0.95 % de carbone.

 

Les aciers au carbone sont classés également selon leur teneur en carbone :

  • Acier dur: 0.4 % < Carbone > 0.6 %.
  • Acier extra-dur: Carbone > 0.6 %

L'acier 1095 permettra une dureté de surface plus importante que l'acier 1045, par exemple, mais cette caractéristique reste très dépendante de la qualité du traitement thermique, phase essentielle à la construction de l'acier.

 

A quoi sert le traitement thermique ?

 

Procédé élémentaire du durcissement de l'acier, le traitement thermique consiste à chauffer le métal à une température à laquelle se forme l'austénite (solution solide de carbone dans le fer ), généralement vers 800°C, puis à le refroidir brusquement dans de l'eau ou de l'huile. Cela conduit à la formation de martensite, solution solide sursaturée en carbone qui confère à l'acier sa dureté (la martensite est le composé le plus dur, mais également le plus fragile).

 

L'un des buts du traitement thermique est de contrôler la quantité, la taille, la forme et la répartition des particules de cémentite dans la ferrite. En effet, ces paramètres déterminent les propriétés physiques de l'acier.

 

Diagramme fer-carbone simplifié Diagramme fer-carbone simplifié.

 

Voici une illustration simplifiée du diagramme d'équilibre (fer-carbone), sans élément d'addition.

Traitement thermiqueLes constituants sont obtenus par chauffage à température élevée suivi d'un refroidissement rapide ou lent.

 

Schématiquement, le traitement thermique consiste donc en une phase de mise en solution (à environ 800°C selon le pourcentage de carbone) suivie d'un refroidissement rapide (trempe).

Certains traitements thermiques peuvent être complétés par un revenu (maintien en température de 200°C environ) afin d'augmenter la limite élastique.

 

Dans le cas de la fabrication des katana, l'opération de traitement thermique est déterminante. Elle peut être réalisée de manière moderne (trempe à l'huile, sélective ou non) ou traditionnelle (trempe sélective à l'eau). La trempe sélective, à l'argile ou par un autre procédé, permet d'associer la dureté du fil de la lame avec la nécessaire souplesse.

 

Vraie ligne de trempe ? Faux hamon ?

 

La ligne de trempe (hamon) est la séparation, généralement sous forme de vague, entre la partie trempée et la partie non trempée de la lame.

 

Elle est obtenue en protégeant le dos de la lame (une partie des flancs et la mune) avec un mélange à base d'argile. Cette couche réfractaire empêche la chauffe et le refroidissement de l'acier et évite donc qu'une partie subisse le traitement thermique. Le véritable hamon est révélé lors de l'opération de polissage, la zone trempée apparaissant alors avec un aspect laiteux.

 

Afin de réduire le temps de fabrication et donc le coût de production, les fabriquants utilisent souvent d'autres techniques pour créer une illusion de ligne de trempe : par meulage ou avec de l'acide. Le meulage est facile à différencier mais l'acide peut donner un aspect très proche d'une véritable ligne de trempe. Celle-ci disparaîtra cependant assez rapidement du fait que le hamon ainsi réalisé reste un élément de surface alors que la véritable ligne de trempe correspond à une opération métallurgique en profondeur.

 

Ligne de Trempe Véritable ligne de trempe (hamon) : la ligne est souple et fait apparaître une zone "laiteuse".

 

Lame Meulee Affûtage à la meule. (les lignes du meulage sont visibles, dans le sens de la coupe (perpendiculaire à la lame).

 

Full tang construction ?

 

Le terme anglais Full tang construction signifie que la fabrication du katana est réalisée avec une lame qui traverse entièrement le manche (la tsuka). La fusée, ou soie, est alors fixée par une ou deux goupilles (mekugis).

 

La présence d'une ou deux mekugis ne conditionne pas la qualité du katana mais il est vrai que deux élements de fixation sont plus rassurants.

 

Cette terminologie est apparue voici quelques années pour différencier les katana industriels de décoration des katana assemblés de manière "traditionnelle".

 

Fusee Katana Fusée ou soie du katana: la lame pénètre dans le manche (tsuka). Cette partie reste brute, sans polissage et peut éventuellement porter la signature du maître-forgeron.

 

Katana équilibré ?

 

Un katana est forcément équilibré. La véritable question est de savoir où se situe le centre de gravité. Positionnez le katana sur votre doigt jusqu'à ce qu'il soit en équilibre: Vous obtiendrez alors son centre de gravité. La sensation de lourdeur sera d'autant plus importante que le centre de gravité s'éloignera de la tsuba.

 

Centre de Gravite Recherche du centre de gravité d'un katana.

 

 

Instructions pour l'entretien du Katana.

 

Afin d’assurer une longue vie au katana, il est recommandé de le nettoyer après chaque utilisation. Il faut utiliser un chiffon sec et doux seulement. Ne jamais utiliser de produits abrasifs ou papier de verre, car ceci endommagera la finition polie de la lame. S'assurer que le katana est entreposé dans un lieu parfaitement sec, et soit complètement sec avant que la lame soit replacée dans le fourreau. Graisser régulièrement la lame (graisse, vaseline, huile).

 

Instructions pour ajuster votre Katana à son fourreau.

 

Lorsque votre Katana prend du jeu dans votre fourreau, l’ajustage entre le Habaki et le fourreau doit être effectué de la manière suivante :

  • Dégraissez complètement la gorge du fourreau sur une profondeur d'approximativement 2.5 centimètres de l’entrée du fourreau (voir la partie colorée rouge sur l'image). Ceci peut être facilement fait en utilisant un coton et un dissolvant. Une fois que le dissolvant est appliqué, laisser le s'évaporer complètement. Svp, faire attention que le dissolvant n‘entre pas en contact avec la laque sur l'extérieur du fourreau car il endommagera la finition de la laque.

  • Prenez une section de cale en bois (ou plaqué bois disponible dans tous magasins de bricolage), d’approximativement 2.5 centimètres carré. Placer la cale dans le dessus de la gorge du fourreau en tirant l'épée d’environ 2.5 centimètres hors du fourreau et en plaçant le morceau de cale sur le Habaki. Le morceau de cale devrait être légèrement plus étroit que le côté du Habaki. Guidez doucement la cale dans la gorge du fourreau. Le jeu devrait disparaître. Sinon ajuster l’épaisseur de la cale.
  • Enlevez le sabre et le morceau de cale du fourreau. Appliquez un enduit léger de colle à un côté de la cale et replacez-le dans le dessus de la gorge du fourreau, de sorte que la cale soit collée au bois et le dessus de la cale suive le dessus de la gorge. Assurez-vous que l'autre côté de la cale est sec et sans résidu de colle et qu'il n'y a pas de colle ailleurs dans la gorge du fourreau.

 

 

Un katana est un objet noble qui demande un entretien régulier. Les véritables samuraï portaient une attention particulière à leurs armes. En dehors de la protection de l'acier de la lame et des coups que celle-ci peut recevoir, il n'est pas rare de devoir refaire la tsuka (manche) ou l'ito (tressage du manche).

 

La lame de mon katana présente des taches de rouille...

 

Lorsque la rouille reste en surface, un polissage très fin peut permettre de retrouver l'état de surface non oxydé. Utilisez un papier de verre très fin (grain supérieur à 1000), que vous pourrez trouver dans les magasins pour voiture. En effet, ce type d'outil est utilisé en carrosserie.

 

Lorsqu'elle est plus avancée, la rouille peut être enlevée avec de l'acide chlorhydrique ou du jus de citron vert avec du sel de table. Laissez agir 20 minutes. Attention, si vous laissez de l'acide sur la lame, la rouille va se reformer plus vite ! Il faut impérativement essuyer la lame et l'huiler aussitôt le nettoyage effectué.

 

 

Ensemble katana, wakizashi et tanto (armes décoratives). Fourreau noir laqué, aspect or vieilli (tsuba, kashira et fuchi). Support en bois peint en noir.

 

 

Ensemble de 3 armes décoratives: katana, wakizashi et tanto blanc et or. Support en bois peint en noir avec kanji peints en doré.

 

 

Ensemble de 3 tachis (armes décoratives). Fourreau rouge et or, cordage rouge et noir, tsuba dorée. Support en bois peint en noir.

 

 

Description

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Katana

Katana & WakizashiLe katana a une taille (de lame) supérieure à 60 centimètres soit 2 shaku (30,2cm x 2 selon la mesure des lames japonaises) mais peut varier selon les périodes et techniques de guerre.

 

Il se manie généralement à deux mains, mais certaines techniques, comme la technique à deux sabres de Musashi Miyamoto, ou des techniques impliquant l'utilisation du fourreau, supposent le maniement à une main.

 

Sa poignée (tsuka), suivant le climat politique, variait entre la largeur de deux ou trois mains. La tsuka se termine par une garde (tsuba) qui protège la main. Le poids d'un katana standard varie de 800 grammes à 1300 grammes.

 

Le katana est un nihonto (sabre japonais) qui se porte glissé dans le obi.

 

 

 

Tachi et katana

 

Sabre long (Daïto) dont la lame dépasse 60cm. Il est souvent difficile de différencier un Tachi d'un Katana tant ils se ressemblent. A l'origine, le Tachi était une arme portée sur une armure, le tranchant vers le bas, tandis que le Katana, généralement moins long et moins courbe, était porté sur les vêtements (glissé dans la ceinture), tranchant vers le haut.

 

C'est bien souvent grâce aux fixations du fourreau, indiquant s'il doit être porté lame vers le haut ou vers le bas, que l'on parvient à les différencier rapidement.

 

Pour compliquer la tâche, il faut savoir que d'anciens Samuraï, voulant garder leurs lames de Tachi, les firent parfois monter sur des montures de Katana. De plus, les cérémonies obligeant le port du Tachi, plusieurs Katana furent ainsi fixés sur des montures de Tachi. Pour s'y retrouver on décida que c'était la monture qui déterminait la nature de l'arme. Ainsi, une lame de Katana sur une monture de Tachi forme un Tachi, et inversement.

 

Ces deux armes, comme le Wakizashi, étaient portées sur le flanc gauche (comme nos épées occidentales). Le Tanto lui était généralement dissimulé dans la veste de kimono au niveau de la ceinture.

http://www.lebujutsu.net/img/k1.jpg
La photo nous montre les 3 armes intimes des samouraïs:
- En haut le katana (sabre)
- Au milieu le Wakizashi (sabre court)
- Et enfin le tanto (couteau)

Le Daïsho

 

Daïsho Signifie littéralement "long-court".

 

Il est constitué de l'ensemble formé d'un Katana et d'un Wakizashi.

 

Après la chasse aux sabres (1588), durant laquelle Toyotomi Hideyoshi récupéra toutes les armes que possédaient les paysans, le port du Daïsho devint le privilège exclusif des Samuraï.

 

Les personnes n'appartenant pas à cette classe ne possédaient que le droit de porter le sabre court ou Wakizashi.

http://www.lebujutsu.net/img/k2.jpg
Voici deux exemplaires de Wakizashi.

 

Parties

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Katana

Katana

La lame ainsi que la poignée comportent plusieurs parties qui ont chacune leur nom. ceci marque l'importance que la culture japonaise accorde au sabre.

Katana

  • Tsuka: poignée; son cœur est constitué de deux coques de bois de magnolia.

    Kashira, ou tsukagashira: décoration au bout du pommeau.

    Menuki: broche d'ornement sur la poignée, elle aide également à la saisie; elle n'est pas posée au même niveau sur la face omote que sur la face ura.

    Mekugi: goupille de bambou qui fixe la lame à la tsuka; la soie (nakago) de la lame et la tsuka sont percées, et le mekugi les traverse de part en part.

    Same kawa: peau de requin ou de raie pastenague qui recouvre le bois de la tsuka; cette peau (contenant de la silice) collée autour ou sur chaque flanc de la poignée servait notamment à l'extrême rigidité de celle-ci.

    Tsuka ito ou tsuka maki: laçage de tresse spéciale en soie ou coton, ou encore de cuir autour de la poignée, permettant une meilleure préhension et de maintenir les deux coques constituant la tsuka. Il existe diférent types de laçage en fonction de l'utilisation du katana: combat, guerre, apparat, ...

  • Tsuba: garde.
  • Sepa: parties métalliques entre le tsuba et la lame, guidant la soie (nakago) lors de son insertion dans la tsuka.
  • Habaki: pièce métallique située à la base de la lame; elle sert à «verrouiller» le sabre dans le fourreau (saya), à éviter qu'il ne tombe; pour dégainer, l'escrimeur pousse sur la garde (tsuba) avec le pouce pour faire sortir le habaki du saya et pouvoir tirer la lame.
  • Lame.

    Akago: soie, partie insérée dans la tsuka et percée d'un ou deux mekugiana (trou permettant le passage du mekugi).

    Itoe: dos de la soie.

    Yasurime: traits de lime organisés sur la soie, varient selon les écoles.

    Mei: signature gravée dans la soie identifiant le forgeron.

    Mune machi: décrochement sur le dos de la lame, marquant le début du dos de la soie (hitoe).

    Mune: dos de la lame.

    Bohi: gouttière ou gorge, permettant d'alléger la lame.

    Yakiba: partie trempée de la lame, formant la ligne de trempe, (hamon). Présente différentes formes: vagues, boîtes, etc.

    SayaHassaki: tranchant de la lame.

    Shinogiji: partie parallèle des flancs, verticale lorsque le sabre est porté à la ceinture ou bien en garde.

    Arêtes: la partie parallèle des flancs de la lame (shinogiji) a une certaine épaisseur; la lame s'affine vers la pointe (kissaki) et vers le tranchant (hassaki), la transition de la partie parallèle et les parties s'affinant forment trois arêtes qui se rencontrent en un point nommé mitsukado.

    Shinogi: arête latérale de la lame.

    Yokote: arête séparant la pointe (kissaki) du reste de la lame.

    Koshinogi.

    Mono-uchi: les 9cm à partir du yokote; c'est principalement avec cette partie que sont effectuées les coupes.

    Kissaki: pointe biseautée; elle est séparée du reste de la lame par une arrête, le yokote.

    Sashi omote: lorsque le sabre est porté à la ceinture (sur le flanc gauche, courbure vers le haut), c'est la partie présentée au public (omote), la partie côté extérieur; lorsque le guerrier est en garde (kamae), c'est le flanc gauche de la lame; c'est également ce côté qui est présenté lorsque la lame est sur un présentoir.

    Sashi ura: lorsque le sabre est porté à la ceinture, c'est la partie cachée (ura); lorsque le guerrier est en garde (kamae), c'est le flanc droit de la lame.

  • Saya: fourreau; il est fait de bois de magnolia qui, bien séché, est absorbeur d'humidité, limitant l'oxydation des lames; il est recouvert de laque traditionnelle (22 couches) d'aspect lisse ou granulé à motif avec ou sans incrustation; celle-ci avait deux vertus: rendre étanche l'ensemble sabre fourreau, et rigidifier le fourreau fait de magnolia fragile.

    Sageo: cordelette sur le fourreau.

    Shito-dome bosse sur le fourreau, au niveau de la sageo.

 

Présentation

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Katana KakeLorsque le katana est sur son présentoir, katana kake, il est placé:

  • dans son fourreau (saya)
  • tranchant vers le haut
  • face publique (omote) visible
  • à gauche de soi.

Daisho

 

Le plus souvent, seule la «monture» ou koshirae du sabre est exposée ainsi (tsuka, tsuba et saya, maintenus ensemble par une lame en bois, le tsunagi). En effet la lame est souvent rangée dans une monture de protection hermétique en bois blanc dite shirasaya (fourreau blanc) (qui ne sont pas destinées au combat).

 

 

En temps de paix, le katana se pose sur le présentoir, la tsuka côté gauche, alors qu'en temps de guerre, la tsuka est à droite, ceci afin de permettre une sortie plus rapide du katana en cas de danger.

 

 

 

 

Essais de coupes pour les lames neuves de Katana

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Avant d’accepter sa nouvelle lame tout bon samuraï soumettait celle ci à différentes épreuves dont l’épreuve de coupe.

 

Epoque médiévale oblige, on utilisait alors des cadavres de criminels ou d’ennemis (voir même des condamnés à mort) pour effectuer des coupes définies selon un critère de difficultés croissantes.

 

http://www.lebujutsu.net/img/coupe1.jpgOn avait attribué aux 16 coupes répertoriées un nom plus ou moins imagé :

 

  • 1 Ryo kumara signifiant les deux roues, la plus difficile qui allait d’une hanche à l’autre.
  • 2 Tai tai signifiant très fort.
  • 3 Karigane signifiant oie sauvage.
  • 4 Chiwari signifiant tranche poitrine.
  • 5 O-kesa signifiant la robe du prêtre.
  • 6 Kami-tatewari signifiant coupe verticale par le haut.
  • 7 Wakige signifiant les aisselles.
  • 8 Kurumasaki signifiant le bout de la rue.
  • 9 Suritsuke signifiant la friction.
  • 10 Shimo-tatewari signifiant coupe verticale par le bas.
  • 11 San-no-do signifiant troisième taille au corps.
  • 12 Ni-do-to signifiant deuxième taille au corps.
  • 13 Ichi-no-do signifiant première taille de corps.
  • 14 Ko-kesa signifiant petite robe de prêtre.
  • 15 Tabigata signifiant coupe basse.
  • 16 Sodesuri signifiant coupe manche.

Pour la petite histoire une anecdote :

 

Un robuste gaillard qui attendait sur l’échafaud son exécution pour vol demanda à son bourreau :

- Est ce toi qui va me sabrer ?

- Oui, répondit son bourreau, je vais te faire une coupe d’une épaule à l’autre!

- Si je l’avait su plus tôt dit le voleur, j’aurais alors avalé deux grosses pierres qui auraient abîmé ton sabre !

 

Le choix d'un katana peut s'appuyer sur différents critères dont l'esthétique, le point d'équilibre, les dimensions, la légèreté... Cependant, un paramètre fondamental intervient pour orienter ou consolider un choix : la fabrication de la lame.

 

 

Dans les arts martiaux

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Pour l'entraînement au katana, on utilise cinq types de sabre d'entraînement :

Iaito

  • Le iaitō (居合刀), réplique en métal (un alliage d'aluminium et de zinc), non tranchante, d'un katana; cette déclinaison du sabre japonais est l'outil d'entraînement de prédilection des pratiquants de iaidō (居合道).

 

Bokken
  • Le bokken (木剣), sabre en bois rigide; c'est une arme en soi (le célèbre samuraï Musashi Miyamoto a remporté son fameux duel contre Kojirō Sasaki avec un bokken improvisé en taillant une rame de la barque qui l'emmenait sur le lieu du duel). Il est utilisé par les pratiquants de iaidō pour des combats, et par les pratiquants d'Aïkido et de kendo dans des kata.

 

suburitō

  • Le suburitō, sabre en bois rigide et lourd, destiné à s'entraîner aux coupes dans le vide (suburi) en se musclant.

 

Shinai

  • Le shinai (竹刀), formé par des lamelles de bambou maintenues par une gaine de cuir; ce sabre permet de porter des frappes réelles sans danger, moyennant des protections corporelles, et est utilisé par les pratiquants du kendo (剣道).

shinken

 

 

 

  • Le shinken, qui est un katana authentique et aiguisé; il est utilisé principalement pour les coupes, comme dans le batto do et le tame shigiri, contre des cibles constituées de tatami ou de nattes de pailles roulées. Les hauts gradés (5e dan ou plus) en kenjutsu et en iaidō les utilisent pour passer des examens ou certains kata.

 

 

 

 

Bokken en mousse

 

Il existe aussi maintenant des katana en matériaux modernes souples et flexibles permettant de porter des assauts plus virulents sans danger, utilisés en sport chanbara.

 

 

 

Cinéma

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Chambara

 

 

 

 

Le katana tient une place non négligeable dans le septième art, japonais, bien sûr, avec le Chambara mais également occidental.

 

 

Kill Bill

 

 

 

 

Il est, par exemple, un point central du film Kill Bill et plus particulièrement de sa première partie durant laquelle la fabrication du sabre de la mariée par Hattori Hanzo est mise en valeur.

 

 

Highlander - Juan Sanchez Ramirez (Sean Connery) et Connor MacLeod - Nash (Christophe Lambert)

 

 

 

On le retrouve également dans Highlander où Juan Sanchez Villa-Lobos Ramirez (Sean Connery) et Connor MacLeod (Christophe Lambert) utilisent successivement un même katana au long du film et de ses suites.

 

La Proie

 

 

 

 

Toujours avec Christophe Lambert: La Proie, dont l'histoire se déroule pour l'essentiel au Japon, avec de très belles scènes de combat. Pour l'anecdote, dans ce film, les sabres ne produisent pas de bruit métallique en sortant du fourreau. Logique, les fourreaux sont en bois, un sabre qui serait placé dans un fourreau métallique s'userait prématurément...

 

Le dernier Samourai

 

 

 

 

On peut également citer Le Dernier Samuraï où Tom Cruise s'initie au combat de sabre à la japonaise et ne tarde pas à mettre, de manière spectaculaire, ses acquis en œuvre.

 

 

Zatoichi

 

 

 

Il y a également Zatoichi, dans lequel Takeshi Kitano campe un masseur aveugle, redoutable expert du sabre.

 

Soleil Rouge

 

 

Dans Soleil rouge avec Toshirō Mifune, l'art des samuraï et le maniement du sabre sont mis en valeur.

 

 

Star Trek

 

 

 

 

Enfin dans le film Star Trek Sulu utilise un Katana pour combattre les Romuliens.

 

 

 

 

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